CAUSE
Au point de vue étiologique, il est nécessaire de distinguer résolument deux grands groupes
Les plaies par armes à feu :
Les plaies par instruments tranchants.
A. -— Les plaies par armes à feu ont été couramment observées en pratique chirurgicale de guerre, c'est pourquoi leur étude ne nous retiendra pas longuement.
I s’agit avant tout de plaies transfixiantes par balle ou éclat d'obus et souvent, le projectile rencontrant sur son trajet un ou plusieurs métacarpiens, détermine une véritable éclatement de la main, avec destruction étendue des différents éléments anatomiques.
B. -- Les plaies par instruments franchants, peuvent être distinguées en plaies simples et plaies contuses, ce sont celles qui ont été le plus souvent observéés en pralique civile.
a) Les plaies simples sont déterminées par des instruments très tranchants, tels, une lame de rasoir, ‘un
couleau, un éclat de verre, voir même une scie cireulaire.
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8) Les plaies contuses peuvent s’observer au cours de nombreux traumatismes où l'agent vulnérant peut revêtir tous les aspects, depuis les différentes machines outils en usage dans les usines, jusqu'à la simple hachette qui, malencontreusement maniée, peut ajouter à son effet d’instrument tranchant celui d'agent contondant.
3° TERRAN.
a) Les plaies professionnelles.
Il est évident que tous les métiers peuvent fournir des exemples de plaies palmaires : cependant, et ceci mérite d’être retenu au point de vue des accidents de {ravail. certains métiers y sont plus exposés que d’autres, si bien qu'on pourrait établir une véritable hiérarchie professionnelle basée sur l'étude approfondie des différentes statistiques.
B) Les plaies banales.
La grande majorité des plaies professionnelles n'exclut pas toute une catégorie de plaies banales obser-vées chez de nombreux sujets atteints de lésions traumatiques, par exemple : à la suite d’une chute sur des éclats de verre, sans oublier les coupures profondes par coups de rasoir, comme on peut constater leur fréquence dans la pratique hospitalière.
De ces quelques considérations étiologiques, <e dégage la conclusion suivante : en pratique civile la plaie du creux de la main ést le plus souvent consécutive à un accident professionnel.