‹ La Pauvre Fille, vaudeville en un acteChapitre 11 sur 21 · SCENE! X · texte numérisé non relu

SCENE! X

Les Mêmes, M. et Madame RONDON > Yîllagiou/.

CHŒUR

Le mariage

Enfin

Îps

nous ° ® '

Grâce à ce doux lien ,

Mon , , . ,

t cœur ne désire plus rien.

M. RONDON.

Le père Marcel est revenu. . . cela me donne une idée. . . on viendra nous avertir quand le dîner s'ra prêt. En attendant, je suis d'avis de danser une contredanse. . .

tous.

Oui , oui , une contredanse !

RoirpûN»

Qu'en dites-vous , ma femme ?. . .

MAD. RONDON.

Mon mari, je frai aujourd'hui tout c'que vous voudrez...

LA CUÈP2.

Nous verrons demain si ça s'ra la même chose l

MARCEL

Etes-vous décidés pour la contredanse ?

TOUS LES VILLAGEOIS

Oui, oui. . .

ROSE

Oh! quel bonheur! si je pouvais en être.

LA GUEPi:.

Morceau de Doche.

Allons, allons , toutes les filles par-là, Et les garçons par ici , c'est cela.

TOUS

Nous y voilà.

(Tous les garçons se rangent à droite et les filles à qau— che ; Rose , qui est assise, saute de jois sur sa chaise ; le père Marcel est monté sur un hfmc; aussitôt lu ro-ide commence ; un vipux villageois s'asseoit du côté opposé à Marcel , et fait danser deux en/ans sur ses genoux.)

LA GUEPE

Maintenant que chacun invite sa danseuse.

rose, à part.

Je suis une danseuse , Ah ! si Ton voulait m'inviter*

a .AWiwac rie

taVffie de Bruxelles

RONDOPÎ.

Comme je vais sauter 1 L'amour m'enflamme, Allons , ma femme , De danser faites-moi l'honneur.

la guêpe , passant à côté de Rost.

Allons, cousine 1

rose , répétant

Allons, cotisine Jamais ainsi l'on ne m'appellera.

On ne me voit pas j'imagine.

[Elle rapproche son trois'pieds.)

UN VILLAGEOIS

Allons , ma tante.

rose , de même»

Allons , ma tante , et moi , je reste là.

UN VILLAGEOIS

Allons , ma mère...

rose , de jnéms.

Allons , ma mère!

Ils ont tous des parens , Je suis seule étrangère...

Pour rendre mes regrets moins grands Chantons , pauvre étrangère . „

Une ronde, je crois, plaira , Et Rose vous la chantera.

TOUS

Très-bien , chacun répétera.

ROSE

Ronde

Jeune beauté pense en grandissant Tout autrement quêtant petite.

Bien souvent.

Elle s'en va rêvant, Parfois chantant , Parfois sautant.

Le son d'un 'violon l'agite; Pour se faire inviter, Elle cherche à tenter.

Un danseur enfin s'avance.

On entend La maman En grondant Lui «lisant :

« De l'amour » C'est le tour ; ■» En dansant , » En valsant > » Prenez garde vraiment, » Il attend (fàb.) v Le moment.

Va, malgré ce refrain alarmant, Fillette, danse , danse , danse..»

L'amour ne saurait être effrayant Lorsqu'il vous arrive en dansant.

tous , en dansant.

Va, malgré ce refrain alarmant, etc.

ROSE

La jeune Lise aux garçons plaisait; Nulle fille n'était plus belle , Et surtout lorsque Lise dansait C'était à qui l'admirerait.

Pour ne danser qu'avec elle Son danseur l'épousa.

Qui fut cause de ça?

Ce fut une contredanse.

Et pourtant

Sa maman Lui disait en g'ondant :

« De l'amour

« C'est le tour ,

v En dansaut ,

» En valsant , » Prenez garde vraiment !

» Il attend [bis.)

» Le moment.

Va, malgré ce refrain alarmant, Fillette , danse, danse , danse ,

Sans t'eff rayer , danse , car souvent Un mari vous vient en dansant.

tous , en dansant.

Va , malgré ce refrain alarmant , etc.

conduit , s 'arrêtant tout essouflê»

Je suis déjà tout en nage...

MAD. RONDON.

Àh ! que la danse fait plaisir.

la ghepb , qui voit un marmiton à la porte de Rondon.

Mais ne dansons pas d'avantage , Le dîner vient de se servir.

TOUS, Va , malgré ce refrain alarmant , etc.

[Ils entrent tous en chantant chez Rondon.)

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