ROSE , MARGEL, LA GUÊPE
marcel, quia entendu le bruit du soufflet. Hein 1 qu'est-ce qui tombe là ?
LA GUèPE.
C'est un soufflet qui tombe sur ma joue.
Que je suis malheureux d'être aveugle, je n'ai pas pu voir ça.
LA GUÊPE
Maudit chevrier ! si jamais je t'attrape. . . il a été si vite , que je n'ai pas vu seulement son visage.
MARCEL
Il paraît qu'il a vu l'vôtre.
LA GUEPE
Mais laissons cela... occupons-nous de choses plus sérieuses... père Marcel, j'ai une confidence à vous faire pour votre bonheur.
rose.
Pour son bonheur... c'est la première fois que vous aurez dit de ces choses-là.
la guêpe , à Rose.
Il y a commencement à tout... mais vous ne pouvez pas les entendre.
rose.
Pourquoi cela ? j'entends très-bien.
MARCEL
Belire-toi, ina pauvre fille,
ROSE
Mais que ferai-je?
Eh 1 bien , étudie... voilà mon bâlon , apprends à lire...
LA GUÊPE
Quoi ! vous ne savez pas encore...
/ ROSE
Je saurai bientôt...
LA GUEPE
Yous m'étonnez.
AiR : Mais elle était simple au village.
Votre esprit et votre air piquant
A tous les yeux, vous reucTnt charmante !
ROSE
Malgré tout cela cependant Je suis encor bien ignorante.
LA CUÈPE.
De vous instruire en peu de temps , Fille aimable , je vous propose.
rose , avec candeur»
Je connais déà bien des gens Qui m'ont offert la même chose.
• LA GUEPE
Donnez-moi la préférence.
• . MARCEL
Est-ce que je ne suis pas son maître?
Oui, mais j'ai des droits. [Rose se retire au second plan, et trace des lettres avec le bâton de l 'aveugle , et Marcel occupe le devant de la scène avec La Guèpc.)
marcel , à La Guêpe.
Qu'avrz-vous à me dire ?
LA GUEPE
M'y voici... Ea Comtesse , qui est devenue propriétaire
du château de ce village 5 veut rendre heureux tout ce qui l 'entoure •
MARCEL
Elle a raison.
rose , èpelanî.
0,U,I, oui!..
LA GUEPE
Je ne dis pas le contraire... c'est moi qu'elle a choisi pour l'éclairer dans la distribution de ses bienfaits.
MARCEL
Après . . .
LA GUÊPE
Je puis vous les faire obtenir , mais c'est à une condition. . .
MARCEL
A une condition ?
C'est que vous me chargerez de l'éducation de celte jeune fille.
MARCEL
Et vous espérez que je consente...
rose , êpelant.
N,0,N, non!..
LA GUÊPE
Air : Le lendemain.
Rose est jeune et gentille ;
Vous êtes infirme et vieux ,
Pour conduire une fille
Mon cher , il faut de bons yeux.
De cette jeune égrill rcle
Vous débarrassant ainsi s
Je la prendrai sous ira garde.
rose , lisant.
F,I, fi,EL
malcel , se retournant.
Hein ! . . qu'est-ce que tu dis ?
rose.
Je dis fi, père Marcel . . . est-ce que c'est mal dit ?
MARCEL
Au contraire, ma pauvre Julie , c'est bien dit et bien pensé.
LA. GTJÈPE.
Mais voyez-donc l'état dans lequel vous êtes... réfléchissez à c'que j'vous propose. . .
MARCEL
C'en est assez. . . je vous ai compris*. . ne savez -vous pas à qui vous parlez !
Air :de la Jeune Mère,
Utibliez-vous mon caractère?
Et pour espérer l'avilir,
A Marcel avez- vous vu faire
Un trait dont il ait à rougir ?
C'est toujours Marcel qu'on me nomms *
Si dans ce moment votre cœur
Ne respecte pas le pauvre homme ,
Qu'il respecte l'homme d'honneur.
T LA GUÊPE
■un 1 mon Dieu ! qui vous dit que je ne Trespect pas. Air : Mh / ma mère , est-ce que j* sais ça.
C'est une si belle chose Qu' l'honneur d'un ménétrier !
Mais c'est pour le bien de Rose Qu'ici je viens m'employer.
Laissez donc Votre colère t Et dites-moi sans façon Votre dernier mot , comptée*.*
MARCEL
Rose , rends-moi mon bâton. (&is.ï
ROSE
Le voilà. . .
la cuÈpr:* Ah ! si vous le prenez sur ce ton , n'en parlons plus ! . 1 . aussi bien toute la noce arrive.