MARCEL, ROSE, LA COMTESSE, LA GUÊPE
LA GUÊPE
Son neveu était le chevrier. . .
rose, interdite.
Madame , ce jeune homme. . .
MARCEL
Est-ce qu'il t'arrive des danseurs ?
la guêpe , à Mad. de Roscval.
Air : du Petit Courrier.
Voilà „ voilà donc la vertu
Qui derait si bien vous séduire...
MAD. DE ROSEVAL.
Vous osez ainsi vous conduire.
Je doute de ce que j'ai vu.
ROSE
Je ne mérite poi nt le blâme , Je dansais, et Marcel jouait...
Et devant vou3 j'ai fait , Madame, La figure qu'il me disait.
MARCEL
C'est vrai ! c'est vrai !
MAD. DE ROSEVAL.
Malheureux vieillard vous avez prodigué vos soins à un entanWindigne de vos bontés.
rose , courant à Marcel.
N'en croyez rien, mon père. . .
MAD. DE ROSEVAL , lï part.
Et pourtant cet air intéressant. . .
MARCEL
Madame , que voulez- vous dire ?
MAD. DE ROSEVAL.
Cette jeune fille vous abusait et profitait de votre malheur pour écouter les discours d'un amant et se livrer à se*
rarp«p«
caresses
C'est affreux
LA GUÊPE
MARCEL
ROSE
Est-il possible ?
Ah, ! si vous me sonpçonnez, je sens que je vais mourir !.. ( Elle tomie dans les bras de Marcel , qui s'assoit. )
MAD. DE ROSEVAL.
Grands Dieux ! elle se trouve mal, la pauvre enfant ! La Guêpe, appelez, frappez à la porte de cette auberçe. la guêpe , frappant.
Holà! monsieur Rondon , madame Rondon ? madame Rondon ?
3a SCENE XIII.
Les Mêmes , Mad. ROJNDON, tous les invités,
mad. rondon , avec le chœur.
Air : Ah ! quel scandale abominable !
Ah ! mon dieu , mon dieu , quel tapage ! Que me veut-on , que me veut ou?
Que se passe-t-il dans le village ?
Le feu prend- il à quelqu1 maison?
Répondez donc , répondez donc, Pourquoi crier de cett1 façon?
Peut-on êtr' déraagée ainsi, Le jour que l'on prend un mari.
W LA GUÊPE
C'est madame la Comtesse , la propriétaire du château qui vous fait appeler.
MAD- RONDON.
Ah ! pardon , excuse , Madame, si j'avais su. . .
MAD. DE ROSEVAL.
Celte jeune fille a besoin de votre secours ! . .
rose, qui peu-à-peu est revenue à elle se presse contre
Marcel.
Oh ! maintenant Madame , je suis bien !..
MAD. RONDON.
Vous m'avez fait un' peur. . . j'en ai tout abîmé ma toilette ! mon collier est peut être dérangé ?
mad. de roseval , appercevant le collier de Mad. Rondon.
D'où vient ce collier ?
mad. rondon.
N'est-ce pas qu'il est b^au.
mad. de roseval, après avoir examiné le collier» Je le reconnais ! . .
mad. rondon , se retirant.
Madame —
la guêpe , à part% Comment, elle reconnaît le collier!
mad. dè hoseval , vivement et plus émue, Qui vous l'a donné ?