LA FAUSSE CONVERSION V LA. ROSIMÈNE
Ah ! j’adore le gibier.
LE CHEVALIER, à part.
Elle adore toutl
LA ROSIMÈNE.
Je ne suis pas une bégueule comme Célinde, moi ; je. mange et je bois, c’est plus gai.
LE COMMANDEUR
A propos... que devient Célinde?
M. DE YAUDORÉ.
Elle se livre aux plaisirs champêtres, et se nourrit de crème dans une laiterie suisse.
LE COMMANDEUR
Mauvaise nourriture qui débilite l’estomac ! c’est assez de teler quand on est petit enfant.
LA ROSIMÈNE.
Je préfère les fortifiants, les mets relevés. Après ça, Célinde a toujours eu des idées romanesques. Elle avait le défaut de lire. Je vous demande un peu à quoi ça sert?
I LE CHEVALIER
Hosimène, vous êtes cc soir d’une verve, d’un mordant; c’est incroyable comme vous vous formez!
LA PEAU UE TIGRE
LA HOSIMÈNE.
Je dois ça à mon gros vieux Crésus. Il me paye des maîtres de toute sorte. Je ne les reçois pas, mais je leur donne leur cachet, et c’est comme si j’avais pris ma leçon.
M. DE VADDORÉ.
Elle deviendra une Kinorl, une Marion Delorme, une Aspasie ! Je ferai les fonds nécessaires.
l’avertisseur.
Madame, on va commencer.
/ LA ROSIMÈNE.
C’est bon, c’est bon... Le public peut bien attendre. Il faut que je me mette en train. Je n’ai pas travaillé aujourd’hui.