‹ La peau de tigre [Texto impreso]Chapitre 21 sur 32 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

. Les Mêmes, CÉLINDE, LE DUC.

CÉLINDE.

Ma chère petite, ne vous échauffez pas si fort. Votre corsage est déjà tout mouillé de sueur.

TOUS

Célinde !

CÉLINDE.

Vous ne dansez pas ce soir; je reprends mon service.

LA FAUSSE CONVERSION

LA RÜSIMÈNE.

C'est une indignité, c’est une horreur 1 J’ai des droils . que je ferai valoir; et mon costume, qui me coûte les yeux de la tête !

CÉLINDE.

Gela regarde M. de Yaudoré.

LE CHEVALIER, s’avançant vers Célinde.

Est-ce à votre ombre que je parle, Célinde ? En tout cas, on n’aurait jamais vu plus gracieux revenant.

CÉLINDE.

C’est bien moi, chevalier. — Commandeur, je vous invite pour ce soir. Nous ferons des folies jusqu’au matin; je tâcherai que vous ne vous endormiez pas.

LE COMMANDEUR, quittant la Rosimène.

Je serai plus éveillé qu’un émerillon.

CÉLINDE.

-Marquis, j’ai à me faire pardonner bien des torts. J’ai calomnié l’autre fois votre esprit et vos mollets. Venez, je sei'ai charmante comme une coupable.

LE MARQUIS, il passe du coté de Célinde.

Un sourire de votre bouche fait oublier bien des paroles piquantes.

CKLINDK) il pïirl»

Lui prcndiai'Jo son Yaiuloré ? Non, il est trop laid et

trop bête. Laissons-le-lui ; la clémence sied aux grandes âmes.

l’avertisseur.

Madame, c’est à vous.

CÉLINDE.

Adieu, messieurs, à bientôt !... Duc, venez me prendre après mon pas, vous me conduirez chez moi. -

LE CUEVALIER.

Je vous avais bien dit que ces bergeries-là ne dureraient point... Bon sang ne peut mentir.

LE

PORTRAIT DE JAEULOT

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