SCÈNE IX
Les Mêmes, CÉLINDE, LE DUC.
CÉLINDE.
Ma chère petite, ne vous échauffez pas si fort. Votre corsage est déjà tout mouillé de sueur.
TOUS
Célinde 1
CÉLINDE.
Vous ne djineez pas co soir; jo reprends mon fcrvtce.
LA ROSIMÈNE.
C'est une indignité, c'est une horreur 1 J'ai des droits que je ferai valoir; et mon costume, qui me coûte les yeux de la tête !
CËLINDE.
Gela regarde M. de Vaudoré.
LE CHEVALIER, s'avançant vers Célinde.
Est-ce à votre ombre que je parle, Célinde ? En tout cas, on n'aurait jamais vu plus gracieux revenant.
CÉUNDE.
C'est bien moi, chevalier. — Commandeur, je vous invite pour ce soir. Nous ferons des folies jusqu'au matin; je tâcherai que vous ne vous endormiez pas.
LE COMMANDEUR, quittant la Rosimène.
Je serai plus éveillé qu'un émerillon.
CÉLINDE.
xMarquis, j'ai à me faire pardonner bien des torts. J'ai calomnié l'autre fois votre esprit et vos mollets. Venez, je sei'ai charmante comme une coupable.
LE MARQUIS. Il passe du côté de Célinde.
Un sourire de voire bouche fait oublier bien des paroles piquantes.
CÉLINDE, h part.
Lui prcndtai'jo son Vaudoré ? Non, il est trop laid et
trop bête. LaissoDS-le-lui ; la clémence sied aux grandes âmes.
l'ayjbhtisseur.
Madame, c'est à vous.
CELINDE.
Adieu, messieurs, à bientôt 1. . . Due, venez me prendre après mon pas, vous me conduirez cbez moi. -
IB CHEVAIJER.
Je vous avais bien dit que ces bergerie^^là ne dureraient point» . ♦ Ban sang ne peut mentir.
LE
PORTRAIT DE M"» JABULOT
SGÂME COMIQUE
Le palier d'un septième étage. M. Jabulot, bourgeois cramoisi, en redingote raisin de Gorinthe exorbitant, pantalon ean dn Nil plombée, breloques d'aTentnrine, sonliers à bouffettes, paraît sur le hami de Teicalier, essoufflé, baletant comme on hippopotame à sec.