‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 10 sur 159 · POISSONS AU POINT DE VUE DE LA SCIENCE · texte numérisé non relu

POISSONS AU POINT DE VUE DE LA SCIENCE

meilleure qualité; car tel poisson qui est fort estimé dans une saison est assez mauvais dans une autre.

Les auteurs ont nommé cétacés les grands poissons qui ont des poumons, qui sont vivipares, dont on connaît Taccouplement et dont plusieurs allaitent leurs petits.

Presque tous les poissons sont enduits extérieurement d'une espèce de mucosité qui peut bien empêcherreau de pénétrer jusqu'à leur peau et les rendre plus propres à diviser ce fluide. Les poissons nus sont plus fournis de cette humeur muqueuse que les écailleux.

Il y a des poissons qui, n'ayant point d'écaillés, sont couverts d'une peau ordinairement assez forte, très-rude dans les requins et chiens de mer, et fort douce dans l'anguille et la lamproie. D'autres spnt entièrement couverts d'écaillés plus ou moins adhé. rentes, et plus ou moins grandes ou épaisses^ taudis que quelques-uns en ont de si petites, qu'il faut y prêter bien de l'attention pour s'assurer de leur existence.

Quand on dit que les écailles des poissons sont de différentes couleurs, on ne prétend pas décider que cette couleur réside toujours dans l'écaillé même, on sait gti*3 y en a qui sont colorées; mîi\ç» \\

est certain que plusieurs, étant détachées de ranimai, sont comme un feuillet d' écaille blonde et trèstransparente, au travers de laquelle se montrent les cx)uleurs de la peau, qui en deviennent plus brillantes.

Quelques amphibies ont du poil ainsi que les quadrupèdes.

Les animaux aquatiques qu'on nomme crustacés sont entièrement couverts d'une croûte plus ou moins dure. Enfin les coquillages, qu'on nomme testacés^ sont renfermes dans des boîtes très-dures.

Quelques poissons n*ont point de dents, ou n'en ont qu'auprès de rorifîce de reslomac; mais la plupart en sont pourvus; ces dents diffèrent beaucoup les unes des autres par leur grandeur, leur position, leur nombre et leur forme. On en voit qui les ont plates et comme triangulaires, quelquefois lisses par les bords, d'autres fois dentelées. — La plupart ont leurs dents en crochet, la pointe étant tournée vers le gosier, et souvent il y en a plus d'un rang, au moyen desquels ils saisissent leur proie, qu'ils avalent sans la mâcher. Une partie des dents qui tiennent aux mâchoires sont fermées dans leurs alvéoles, d'autres sont mobiles ou branlantes. Outre les dents qui garnissent la circonférence des mâchoires, il y a des poissons qui en ont

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d'attachées à des osselets ou des cartilages, qui sont à différents endroits de l'intérieur de la bouchC; à la langue, et jusqu'au fond du gosier, particulière^ ment aux os du palais ou aux branchies; celles qui sont déliées forment sur ces os comme des espèces de brosses ou des aspérités. — On doit remarquer, à cette occasion, que si Ton excepte un petit nombre de poissons, les uns, qui vivent de coquillages, les autres qui, suivant quelques pêcheurs, paissent le jeune varec, les dents du plus grand nombre, qui vivent de poissons, ne sont pas destinées à triturer les aliments, mais à saisir fortement leur proie, qu'ils avalent peu à peu, et qu'on trouve en entier dans leur estomac. — On appelle improprement les ouïes des poissons des organes qui leur tiennent lieu de poumons; ils sont formés de parties dures et aussi de parties molles.

Rondelet dit avoir vu des aloses sensibles à Tharmonie; elles accouraient au son du violon et sautaient en nageant sur la surface de Teau.

C'est, entre autres, une de ces choses qu*il faut croire avec modération.

A propos do la pèche.

Assez de science comme cela, du moins pour le moment ; — cessons quelques instants de professer, — causons. Il est évident que l'homme est né pécheur et chasseur; puis, comme sa consommation remportait sur la production de la nature, ou plutôt, comme il s'obstinait à s'entasser dans des coins au mépris de la prudence, et ignorant sans doute cet adage :

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