MERLAN
qu'il a pu en dévorer une quantité. Hais, excepté dans le temps où il fraye lui-même, sa chair fade parait agréable à beaucoup de personnes,' et, comme elle est molle, tendre et légère, on la digère avec facilité, et sUe est un des aliments que Ton peut donner avec le moins d'inconvénient à ceux qui éprouvent un grand besoin de manger, sans avoir cependant des sucs diges* tifs très-puissants. Dans quelques endroits de F Angleterre et des environs d*Ostende, de Bruges et de Gand, on a fait sécher et saler des merlans après les avoir vidés. < — Le plus souvent, on pèche ce gade avec une vingtaine de lignes, dont chacune, garnie de deux cents hameçons, est longue de plus de cent mètres, et qu'on laisse au fond de Teau environ pendant trois heures. Le merlan est long d'un pied dans l'Océan, quelquefois davantage; eu égard à sa grandeur, il est menu, surtout vers la queue, car il est plus gros vers la tète.
La couleur d'un merlan bien frais et de bonne taille ^i en général, d'un blanc brillant; mais vers le dos il a une teinte olivâtre plus ou moins claire, ou tirant tantôt sur ,1c bleu, tantôt sur le roux, avec des reflets comme de cuivre jaune clair. Son ventre est blanc, mais pas i^i^net, étant argenté par endroits. A Dunkerque, le m^lan est un des principaux objets de pèche pendant^ le» mois de décembre, janvier et février; on en prend ^^Pendant à la ligne pendant toute l'année, et avec des fikU depuis le mois de mars jusqu'en septembre; mais il n'est pas toivour^ également bon. Gelrn qu! ow ^^^^
f88 DICTIONNAIRE DU PÉCHEUR.
dans la saison du hareng est gras et a la chair fenne;îl commence à ayoir des œufs et de la laite y/ears la fà d'octobre, ce qui augmente jusqu'au mois de février, vers la fin de ce mois, il devient maigre et allongé.
Quand la saison du frai est passée, on en prend de petits qui sont assez bons; la vraie saison recommence en octobre jusqu'en février. Les Dieppois font la pédK^ du merlan avec ce qu'ils appellent leurs pMescarder. chaque pièce de ces petites cordes a soixante-quatrtf brasses de longueur, et est. lestée de quatre on cing cailloux qui pèsent chacun une livre. On attache oom— munément, de brasse en brasse, une empile d'une brasse de longueur qui porte un haîm amorcé d'un pitot oac d'un morceau de hareng.
Quelques-uns multiplient les haims, en sorte qu'ils en mettent quelquefois cent cinquante dans la longueur de soixante-quatre brasses; mais alors il faut faire les empiles moins longues. C'est assez l'usage des pécheurs deSaint-ValeryetdeFécamp. Chaque bateau qui va à la pêche des merlans met à la mer une trentaine de ces pièces de petites cordes qui sont garnies de quatre mille cinq cents haims. Comme les merlans se tiennent volontiers au fond de l'eau, les pêcheurs de la haute Normandie, particulièrement aux environs du Havre, pèchent avec ce qu'ils nomment le libouret ou la balle; les pé-
cheurs d'Tport, grands pêcheurs de merlans, les prennent avec de petites cordes. Quelques-uns amorcent avec des crabes; le hareng est çtéfikable^ et un soEfit