NOVEMBRE
mui'ène vit de chair; elle se tient cachée pendant le id dans les rochers, ce qui fait qu'on n'en pêche « dans certains temps. Les pêcheurs craignent la orsurede ce poisson, parce qu'il est venimeux et danîreux; ils ne le touchent, lorsqu'il est vivant, qu'avec ss pincettes; ils lui coupent la tête. On ne pêche dé nirènes que sur les bords caillouteux des rochers ; on jette un peu de sang, et à l'instant on y voit venir la turëne, qui avance sa tête entre deux rochers. Aussitôt u'on lui présente un hameçon amorcé de chair de rabe ou de quelque autre poisson, elle se jette dessus, t Tentraîne dans son trou. H faut alors avoir l'adresse e la tirer tout d'un coup; car, si on lui donnait le temps le s'attacher par la queue, on lui arracherait plutôt la Dâchoire que de la prendre. Quoique la murène soit hors le l'eau, on ne la fait pas mourir sans beaucoup de )eine, à moins qu'on ne lui.coupe le bout de la queue. La chair de murène est blanche, grasse, molle, d'assez lion goût, et à peu près aussi nourrissante que celle de ranguille. Les grandes sont beaucoup meilleures que les petites.