‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 129 sur 159 · SAUMON · texte numérisé non relu

SAUMON

Salmo salar. — Saumoneau, avant deux ans d'âge. — Tacon, avant trois ans d'âge. — Saint, dans quelques contrées de l'Allemagne. — Lachs, ibid. — Saslmling, ibid., lorsqu'il n'a qu'un an. -^ Wmslach, ibid., lorsqu'il est gras. — GranlocJi, ibid., lorsqu'il est maigre. — Kupferlachs, ibid., dans le temps du frai. — Wro^' lacks, ibid., après le temps du fraî. — Rothlachs, ibid., lorsqu'il a été pris dans la mer. — Salmorij en Angleterre.

C 3 poisson se plaît dans presque toutes les merS» dans celles qui se rapprochent le plus du pôle et dat*^ celles qui sont les plus voisines de Téquateur. On l^ trouve sur les côtes occidentales de l'Europe , dans %^ Grande-Bretagne, auprès de tous les rivages de la Bal'^

Biiculiëreineiil daosk^oBfe d» Kga^ wê Sfiti- . &oênland, dans le nord de riiBérii|iie, dMtt [ne méridionale, dans la T^oinrelle-Hallaiide, au la manche de Tartane, au KamtsGhatka, etc. U partout le voisinage des grands fleures et des imères, dont les eaux douces et rapides loi d'habitation pendant une très-grande partie de il n'est point étranger aux lacs immenses ou s intérieures qui ne paraissaient avoir aocone dcation avec l'Océan. On le compte parmi le» \ de la mer Caspienne, et cependant on assure îl'a jamais fu dans la Méditerranée, ArisM^ ne maoL, Ptine ne parie que des iBdmdua de «^e pe Ton avait |ins dans les GaïUes ; et le .«smml or Pidel coogectare qà'êa ne i'a^ peint observé lac de Genève^ pâvi^e fça'il n'entve pse (Umn tsr anée, os dsi maès& çatc^ <^'il ; (!st tn^itm» it le ndifli «itre: \e^ ^ssene tnmim *^ rwrt èns. Sni draûi lioift la mer, il nsft dmH ï'^^fm- B, penfiaift Clliâ^fv. IL :)e féftu^ rls^ >r

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en Suisse p^r le Rhin, et auprès des hautes Gordillàres de rAmérique méridionale par Timmense Haragnon » dont le cours est de quatre cents myriamètres.

Dans les contrées tempérées, les saumons quittent 1& mer vers le commencement du printemps ; et dans les régions moins éloignées du cercle polaire, ils entrenC dans les fleuves lorsque les glaces commencent à f(Hidre sur les cAtes* de l'Océan.

Us redescendent dans la mer vers la fin de l'autonma, pour remonter de nouveau dans les fleuves à Tapprodie du printemps. Plusieurs de ces poissons restent néanmoins, pendant Thiver, dans les rivières qu'ils ont parcourues. Plusieurs circonstances peuvent les y dèter' miner ; et ils y sont forcés quelquefois par les glacesqui se forment à l'embouchure, avant qu'ils soient arrivés pour la franchir.

Lorsqu'ils nagent, ils se tiennent au milieu du fleure et près de la surface de l'eau; et, comme ils sont souvent très-nombreux, qu'ils agitent l'eau violemment et qu'ils font beaucoup de bruit, on les entend de loin, comfli^ le murmure sourd d'un orage lointain. S'ils veulent se dérober à quelque sensation incommode, éviter uîi danger, échapper à un piège, ils s'élancent avec tan* de rapidité , que l'œil a de la peine à les suivre. 0** peut, d'ailleurs, démontrer que ceux de ces poisson^ qui n'emploient que trois mois à remonter jusque vers l^^ sources d'un fleuve, tel que le Maragnon, dont le cours est ^ comméjel'aiditjde quatre cents myriamètres, et dont *^

SAUMOH. ITt

courant est remarquable par sa vitesse, sont obligés de déployer, pendant iprès de la moitié de chaqoe jour, une force de natation telle, qu'elle leur ferait parcourir, dans un lac tranquille, quatre on cinq mjfriaméires p» heure ; ei Ton a éprouré, de plus, que, lorsqu'ib ne sont pas contraints à exécuter des mouTements aussi prolongés, ils franchissent par seconde une étendue de huit métrés environ.

Les saumons ont dans leur queue une rame trèspuissante. Les muscles de cette partie de leur corps jouissent même d*une si grande énergie, que des cataractes élevées ne sont pas pour ces poissons un ob- ^de insurmontable. Ils s'appuient contre de grosses pierres, rapprochent de leur bouche l'extrémité de ^ queue, et font par là une sorte de ressort forte- ^^t tendu, lui donnent avec promptitude sa première Potion, débandent avec vivacité l'arc qu'elles forment, ''^I>pent avec violence contre l'eau, s'élancent à une <^Qteur de plus de quatre ou cinq mètres, et fran- ^^nt la cataracte. Us retombent quelquefois sans a?oîp pu s'élancer au delà des roches, ou l'emporter ^ la chute de l'eau ; mais ils recommencent bient^ ^^^ manœuvres, ne cessent de redoubler d'efforts ^ ^près des tentatives très-multipliées ; et c'est surtout lorsque le plus gros de leur troupe, celui que Ton a ^niUné leur conducteur, a sauté avec succès, qu'ils ^ *l^cent avec une nouvelle ardeur, (odépendamment'de leur queue, longue, ^^^ ^\. \v

qu*il porte prouve combien il est recherché ; et on ne sera pas surpris qu'il soit l'objet d'une poursuite particulière, et qu'on le pêchç avec autant de soin que de constance, lorsqu'on saura que sa chair est blanche, tendre, très-agréable au goût, facile à digérer, et qu'il parvient à un très-grand volume. Il présente quelqurfds une longueur d'un mètre et demi. On prend dans le Danube des individus de cette espèce qui pèsent dix kilogrammes, et le professeur Bloch en a vu un du poids de onze kilogrammes , qui venait du lac Schvnilow, en Saxa • Ce centropome ressemble au brochet par les dimensionsle son corps, la forme et les dimensions de sa tète, le prolongement de son museau, la disposition, la grosseur e^ la force de ses dents. 11 a, d'ailleurs, beaucoup derap' ports avec la persèque, perche. — La grande ouverture de sa gueule annonce sa voracité, et la ressemblance de ses habitudes avec celles de la perche, et surtout aveo celles du brochet.

Le sandat meurt promptement lorsqu'on le tire di* lac ou de l'étang qui l'a nourri, et qu'on le met dans ur* vase rempH d'eau. 11 expire surtout très-vite si on 1ère ^ tient hors de l'eau, principalement lorsqu'une tempe-* rature chaude hâte le desséchement,si funeste aux pois^ sons. On ne peut donc le transporter en vie qu'à d^ petites dislances, avec beaucoup de précautions, et lorsque la saison est froide; et cependant, comme le sandat est un des poissons les plus précieux pour réconomie publique et privée, et de ceux qu'il faut le plus chercher

SARDIHE.

à iotroduire de proche en proche datis tons les lacs et dans tous les étangs, nous ne devons pas négliger de recommander, ayec Bloch, de se serfir des œab Soondés de ce Gentropome pour en répandre l'espèce.

C'est une idée de MM. Mihie-Edwards, Cosie et Takndemies. Malheureusement, Lacèpède est lenn avant eux, et je tiens après : perearU qtii ante nos noglra dixenmi!

^^^9^ tpraUug* — Cradeau, dans quelques départements de la Fruoe. — Rffyott, à Bordeaux. — Ganeok, i InTemees, en

^ poisson que nous nonunons sardine est de la fa-

^ille des harengs. La sardine a la tète pointue, assez

S^oase, souvent dorée , le front noirâtre, les yeux gros,

^ opercules ciselés et argeàtés, la ligne latérale droite,

^^s à peine visible ; les écailles tendres, larges et fa-

^^8 à détacher, le ventre terminé par une carène loa-

^^^Udinale, aiguë, tranchante et recourbée, quinze ou

^^ caitimëtres de longueur, les nageoires petites et

^^'ices, lescètés argentins; le dos bleuâtre, quarante-

^^t vertèbres; quinze côtes à droite et à gauche. Les

Mus grosses sardines n'excèdent point la grandeur des

^^^irengs de moyenne taille.

On la trouve non-seulement dans l'océan MUntiofiA

(Je prends ceci dans Valmont de Bomard ; les sèches que j'ai vues, et j*en ai vu beaucoup, n'avaient pas plus d'un pied et demi. ) Il est couvert d'une peaa .mince, mais ferme. Sa figure est laide, difforme. Il a huit pieds ou bras extrêmement élastiques, attacha^ à la tête. Son corps est charnu et garni en dedans, su^ le dos , d'une sorte d' écaille assez solide ou d'un c» ^ grand comme la main, blanc, opaque, léger, wnôL > fongeuj:, un peu rude et friable en dessous, d'un go9Kt sale et acre, sans odeur, connu vulgairement sous ■. ^ nom à* os de sèche. Son bec est de la forme et de K couleur de celui du perroquet. Ce poisson singufif peut vivre plus de vingt ans. Quand la sèche se trou^^ violemment poursuivie, elle distille autour d'elle ni» ^ liqueur noire, qui la dérobe quelque temps aux regard, s de ses ennemis. Malgré l'horrible laideur de ce poisson , on le mange dans plusieurs villes de France s ^ d'Italie ; sa liqueur noire peut servir d'encre, et son o« est d'une grande utilité aux orfèvres pour faire des moules. On pèche la sèche sur les bords de l'Océan^t de la Méditerranée. — La petite [sèche ( encornet i calmar) n'excède jamais la longueur d'un pouce. Bieïi différente de la sèche, elle n'a point comme elle un o^ sur le dos. Elle a de chaque côté une espèce de peti^.^ aile ronde et étroite ; son corps est tiqueté de poi^^^ noirs; sa chair est molle et assez délicate. On en fèc^^^ beaucoup au printemps avec les petits poissons.

culièrement sur certains fonds où elles sa rassemblent en grand nombre, et y séjournent plus longtemps qu'ailkors; tout est pris généralement, car des bancs de sardines, comme ceux de harengs, se portent quelquefois en abondance d'un côté et ensuite d'un autre, et quelques-uns plus tôt, d'autres plus tard.

D paraît qu'elles s'établissent volontiers aux endroits où il y a des herbiers, que les Bretons nomment jandr^; c'est pour les en tirer que les pécheurs bretons leur présent un appât qu'ils appellent résure^ au moyen duquel on ne bouleverse point le fond comme avec les filets traîn^ts qu'on emploie en quelques endroits, et qui font un ^tcoQsidérableâlamuItiplicationde beaucoup d'espèces ^poissons, notamment des sardines. Néanmoins, tous les Pteheurs ne conviennent pas que les sardiness'établissent ^ les fonds ; plusieurs pensent, et ce n'est pas sans fon- <l6ment, qu'elles se tiennent souvent entre deux eaux, ^^onune les harengs, pour éviter les poursuites de quantité ^poissons qui s'en nourrissent. Étant prévenu qu'il y a oeaucoup d'incertitude sur la marche des sardines, on f^^ dire que, communément, on en prend peu dans la **Oche, depuis la Bretagne exclusivement Jusqu'en **^clre, peut-être parce que les harengs, qui fréquen- ^ beaucoup ces parages, en écartent les sardines ; "^Hioins, on en a quelquefois vu des bancs considéra- ^ Vers Tembouchure de la Seine, mais c'est rarement; ^^*^dant il y en a sûrement quelques-unes dans la ^^^, car on trouve sur les côtes de Gaux qjadci^^

dans le filet; les poissons s'y amassent en grani nombre.

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