ROUSSETTE
Squallus stellarisx — Chat marine dans plasieurs dépaileneaU
méridionaux.
C'est un poisson à nageoires cartilagineuses, dont 00 distingue trois espèces. La première difi&re du dûefli de mer par le dos, qui est plus large, par le museaUr qui est plus court et plus obtus, et par sa peau rousse, marquée de beaucoup de petits points noirs, et qui est plus dure que celle du chien de mer. La seconde est plus petite, plus menue et plus allongée que la précédente; sa couleur est plus claire et plus teintée en rouge. La troisième espèce diffère de la première par sa couleur cendrée, par ses taches plus grandes et moins nombreuses. Son museau est plus long et plus épais. Ses narines sont très-éloignées de la bouche. La peau de la roussette est de différentes couleurs, toujours garnie de petites étoiles sur le dos. Elle est plus petite que celle des chiens de mer, elle n'est presque point rude au toucher. Les gaîniers s'en servent pour garnir des étuis de toutes sortes d'ustensiles. C'est avec ces peaux, teintes en vert, que se fait le galuchat, si ^ vogue en France.
La roussette est très-vorace; elle se nourrit principe' lement de poissons, et en détruit un grand nombre.
ROUSSETTE. %t9
ts de la roussette sont dentelées et garnies, )outs de la base de la partie émaillée, d'une l'un appendice dentelé, ce qui donne à chaque pointes principales. Elles forment ordinairere rangées, et celles du milieu de chaque Les plus longues.
le supérieure de l'animal est d'un gris hru« é de nuances rousses ou rouges, et parsemé plus ou moins grandes, dont les unes sont B et les autres d'une couleur très-fpncée; dles it quelquefois à celles que l'on voit sur la léopard. La peau sécbée de la roussdette est lue dans le commerce^ elle y est connue 8(ms
peau de roussette, peau de chien de mer, hagrin. Les petits tubercules dont elle est
rendent parfaitement propre à polir des durs, du bois, de l'ivoire, et même du lier; et, le du requin, elle est employée non*seulement ; liens, mais encore à couvrir des malles, et, r été peinte en vert ou en d'autres couleurs, » étuis sous le nom de galuchat, 11 ne faut pas confondre ce galuchat commun avec celui )tient en préparant la peau de la raie sephen, ains ou les tubercules sont plus gros.
•00 DICTIONHAIEK SU PtCHBUB.
SAUGpTS OD SÂUGOQUES.
^ Oiï nomme, vm la ctfle de Nonnandie, hcnqà veiUy grenade^ salicoquey les àeùx sorteB de et rime grise, et devenant par la cuisson ^soulenl^c pâle; Fatitre transparente pendant sa vie, duA qnand eBe est enite. Celle-ci, plus grosse et qnàble' par une lame barbelée qu'elle porte « est beaucoup plus rechercbée et se vend toiqoîl Cependanl la crevette grise, que Ton jue tri guère, est d'un goût beaucoup plus fin que plus généralement appelée bouquet. La crevet est au bouquet, pour le goût, ce qu'est le git volaille. On les prend l'une et l'autre avec des < ou bouts de chiévre, et aussi au chalut. Celle ] chalut, c'est-à-dire dans les grands fonds, est b moins bonne. Comme tous les crustacés, la perd sa carapace, ce qui amène pour elle un é
ladif de quelques jours, pendant lesquels elle s
dans les régions profondes de la mer, de sori chalut on prend pêle-mêle celles qui se portent celles qui sont malades, tandis que les première viennent sur les plages où se fait la pèche à la ou bout de chiévre. (Voir ce mot.)
SANDAT. 261
SANDAT.
^^ropomus sandaU — Zander, dans plusieurs contrées de Prusse. ^ûWMtef et sandor, en Livonie. — Perça lucioperca, Linné, édition ^e Gmelin. — Persèqmsandat, Daubentonet Haûy, Encyclopédie
U vit ordinairement dans les profondeurs des lacs P^'il habite, et, comme il a besoin dun fluide assez pur, ^ ne le trouve communément que dans les lacs qui "^itferment beaucoup d'eau, dont le fond est de sable ^u de glaise, et qui reçoivent de petites rivières, ou au i^oins de petits ruisseaux. U se plaît dans les étangs où 'ivent les poissons qui aiment, comme lui, à se tenir au ^d de l'eau, ce qui lui fait préférer ceux qui nourris- ^nt des éperlans. Il croît très-vite lorsqu'il trouve facilement la quantité de nourriture dont il a besoin. Il dé- ^^^ un grand nombre de petits poissons, même de ceux V^ ont de la force et quelques armes pour se défendre. * attaque avec avantage quelques perches et quelques ^Ochets; mais il n'est, pour ces animaux, un ennemi '^gereux que lorsqu'il jouit de presque toutes ses fartés.
t^ sandat habite dans les eaux douces de l'Allemagne, ^ la Hongrie, de la Pologne, de la Russie, de la Suède ^^ du Danemark. Le grand nombre de nom^ nv)\%^^*^
qu*il porte prouve combien il est recherché ; et on oc sera pas surpris qu'il soit l'objet d'une poursuite paré' culière, et qu'on le pêchç avec autant de soin que de constance, lorsqu'on saura que sa chair est blandie» tendre, très-agréable au goût, facile à digérer, et qu'il parvient à un très-grand volume. Il présente quelqorftBC une longueur d'un mètre et demi. On prend dans le Danube des individus de cette espèce qui pèsent dix kilogrammes, et le professeur Bloch en a vu un du poids (k onze kilogrammes, qui venait du lac Schvvulow,en Saxe. Ce centropome ressemble au brochet par les dimensionsde son corps, la forme et les dimensions de sa tète, le prolongement de son museau, la disposition, la grosseur el la force de ses dents. 11 a, d'ailleurs, beaucoup de rapports avec la persèque, perche. — La grande ouverture de sa gueule annonce sa voracité, et la ressemblance de ses habitudes avec celles de la perche, et surtout aYec celles du brochet.
Le sandat meurt promptement lorsqu'on le tire du lac ou de l'étang qui l'a nourri, et qu'on le met dansua vase rempli d'eau. Il expire surtout très-vite si on 1ère* tient hors de l'eau, principalement lorsqu'une tempe* rature chaude hâte le desséchement,si funeste aux poissons. On ne peut donc le transporter en vie qu'à d^ petites distances, avec beaucoup de précautions, et lorsque la saison est froide; et cependant, comme le sand&^ est un des poissons les plus précieux pour rëconon^^ publique et privée, et de ceux qu'il faut le plus chercha
à introduire de proche en proche datis tous les lacs et dans tous les étangs, nous ne devons pas négliger de recommander, ayec Bloch, de se servir des œufs fôcondés à» ce centropome pour en r^andre Tespéce.
C'est une idée de HH. Hilne-Edwards, Costa et Valencîeones. Malheureusement, Lacépède est venu avant eux, ^ je Viens après : perçant quiante nos nastra dixeruntl
'^^^ tprattus. — Cradeau^ dans quelques départements de la j^'^KBce. — Bffymt à Bordeaux. — Garveok^ à Invemees, en
I^ poisson que nous nommons sardine est de la faille des harengs. La sardine a la tète pointue, assez ^^se, souvent dorée , le front noirâtre, les yeux gros, ( Opercules ciselés et argeàtès, la ligne latérale droite, ^ à peine visible ; les écailles tendres, larges et fa- ^ à détacher, le ventre terminé par une cai'ène loa- ^Udinale, aiguë, tranchante et recourbée, quinze ou ^ caitimëtres de longueur, les nageoires petites et ^^ses, lescAtés argentins; le dos bleuâtre, quarante- ^t vertèbres ; qumze côtes à droite et à gauche. Les ^ grosses sardines n'excèdent point la grandeur des ^l'engs de moyenne taille.
On la trouve non-seulement dans rocèau MV^wNio^^
boréal et dans la Baltique, mais encore dans la Médites ranée et particulièrement aux environs de la Sardaignfl dont elle tire son nom. Elle s*y tient dans les endroiC très-profonds ; mais, pendant Fautomne, elle s approch des côtes pour frayer.
Les individus de cette espèce s'avancent alors vers le rivages eu troupes si nombreuses, que la pèche en es très-abondante. On lés mange frais, salés, ou fumés, l branche de commerce qu'ils forment est important dans plusieurs contrées de l'Europe, et nous croyflo que l'on doit rapporter à cette même espèce le clup^ décrit pai' Rondelet sous le nom de célerin, et qui al tête dorée et le corps argenté. Les sardines sont, aios que les harengs , des poissons de passage qui pa raissent sur nos côtes par bancs ou par bouillons dans les saisons marquées ; elles n'entrent point, conuni les aloses, dans les rivières qui se déchargent à la mer aux endroits mêmes où l'on prend beaucoup de sardines Nous avons dit que le vrai hareng était un poisson di l'Océan, qui ne se trouvait point dans la Méditerranée les sardines, au contraire, sont si abondantes dan celte mer, qu'on a cru qu'elles lui étaient propres, à l'e' clusion de l'Océan. Elles fréquentent les deux mers; ^ en fait, dans l'Océan, des poches presque aussi aboi danles que dans la Méditerranée. — Quoique les sardin soient des poissons de saison, qui, généralement pa lant, précédent les harengs, elles paraissent plutôt certaines côtes qu'à d'autres, et elles se plaisent part
cialièrement sur certains fonds où elles sa rassemblent en grand nombre, et y séjournent plus longtemps qu'aille ujs; tout est pris généralement, car des bancs de sariines, conune ceux de harengs, se portent quelquefois sn abondance d'un côté et ensuite d'un autre, et queljues-uns plus tôt, d'autres plus tard.
U parait qu'elles s'établissent volontiers aux endroits 3Ù il y a des herbiers, que les Bretons nomment jandr^; ^*est pour les en tirer que les pêcheurs bretons leur pré- ^enteat un appât qu'ils appellent résursy au moyen duquel 3X1. se bouleverse point le fond comme avec les filets traiafiints qu'on emploie en quelques endroits, et qui font un ^x*tconsidérableâlamultiplicationde beaucoup d'espèces de poissons, notamment des sardines. Néanmoins, tous les Pécheurs ne conviennent pas que les sardiness'établissent ®Ur les fonds ; plusieurs pensent, et ce n'est pas sans fondement, qu'elles se tiennent souvent entre deux eaux, ^^mme les harengs, pour éviter les poursuites de quantité ^^ poissons qui s'en nourrissent. Étant prévenu qu'il y a "^aucoup d'incertitude sur la marche des sardines, on P^Uldire que, communément, on en prend peu dans la ^^Qche, depuis la Bretagne exclusivement jusqu'en *'^ndre, peut-être parce que les harengs, qui fréquen- ^^t beaucoup ces parages, en écartent les sardines ; ^^^mnoins, on en a quelquefois vu des bancs considérables vers Tembouchure de la Seine, mais c'est rarement; -^pendant il y en a sûrement quelques-unes dans la ^^Dcbei car on trouve sur les côtes de Caxvi c^ân;p>»&
sardines confondues dans les manets avec les hareng^ et les célans.
. On en fait des pèches considérables en Bretagne, el on en prend sur presque toutes les côtes d*Angletene. Les Portugais en prennent beaucoup à la côte des Algarves ; les Espagnols en prennent à Cadix ; mais leu pèche la plus considérable est au royaume de Grenade : en outre, comme j*ai déjà dit, ce poisson est abondani dans la plupart des ports de la Méditerranée et dam ceux de l'Italie. On dit que la Sardaigne, qu'on appebâ^ autrefois Cedregna, à cause du. fleuve Cedro, un d ceux qui l'arrosent, a pris le nom de Sardinia, par< qu'il s'y rend une grande quantité de sardines, qui soi très-communes sur toutes les côtes de la Héditerranè Ceux qui se piquent d'être connaisseurs trouvent 1 petites sardines de Provence les plus fines ; néanmoin on estime beaucoup celles qu'on pêche à Royan. On £ prend dans d'autres parages qui sont aussi grosses qi de moyens harengs, et leur goût en approche un pei en cela, elles sont bien éloignées d'avoir la délicatesi et le goût fin des petites sardines de Royan et de Pr< vence. — Après celles-ci, on estime celles de Bellc-Isl — On confond avec les vraies sardines des poissons q sont seulement de la même famille, tels que les célan les célerins, les sprets ou sprats, et d'autres. Il y a orc nairement, le long des côtes de Bretagne, mille c douze cents chaloupes qui sont, tous les ans, occupée: pendant la saison des sardines, à en faire la pèche, <
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^ vage on an bord des hsT^OT taïulûi'm w»gL
"^ faut que le poisson se mailk ^ ii^ jmmk s»* >:»
^^îes. Si les mailles sont trao Jsczèi^ Jft >iuaMi MB&â^
^^ trarers; si dlessont assez étroites pour nielepôUMn
^ V puisse pas introduire la tète. 3 ne ae prend pas. U
'^^t donc qoe Toufertore de la ntiille soit tellement
Proportionnée à la grossenr du poisson , qu'il paisse
iv^lrodnire la tèle, et que le corps, qui est fbd» ^f^^ t^
ses DICTIONNAIRE DU PÊCHEUR.
puisse la traverser ; alors il est pris , non-seulement parce que le poisson de sa natiure ne peut reculer, rms encore parce que, s'il parvenait à reculer, il serait pris parles ouïes. Ceci bien entendu, comme il y a, ainsi qae nous l'avons dit, des sardines de grosseurs fort différentes, il faut que les pêcheurs aient des manets dont les mailles soient de différentes ouvertures pour employer les uns ou les autres suivant la grosseur des poissons qu'ils rencontrent. Ordinairement, à la fin de la saison de la pêche des sardmes, on emploie des manets qui ont les mailles plus ouvertes qu'au commencement.