BRÈME
cul autre son analogue, qui quelquefois les effraye, les (Icigne, les disperse ou les pousse dans les filets du pô* îîîcur.
On remarque trois époques dans le frai des brèmes. Les plus grosses frayent pendant la première, et les plus petites pendant la troisième. Dans ce temps du frai, les mâles, comme ceux de presque toutes les autres espèces de cyprins, ont sur les écailles du dos et des côtés de fetits boutons qui les ont fait désigner par différentes dénominations, que Ton avait observés dès le temps de Salvian, et que Pline même a remarqués.
Elles sont poursuivies par l'homme, par les poissons Tcraces, par les oiseaux nageurs. Les buses et d'autres obeaux de proie veulent aussi, dans certaines circon- HmceSf en faire leur proie ; mais il arrive que, si la brème est grosse et forte, et que les serres de la buse aient pénétré assez avant dans son dos pour s'engager uns sa charpente osseuse, elle entraîne au fond deTeau m ennemi, qui y trouve la mort.
Les brèmes croissent assez vite. Leur chair, moUe et passe, est agréable au goût par sa bonté et à l'œil par a blancheur. Elles perdent diffiicilement la vie lorsqu'on ieitire de l'eau pendant le froid, et alors on peut les Imsporter à dix myriamétres sans les voir périr ,«pourvu fi'on les enveloppe dans de la neige et qu'on leur mette fais la bouche du pain trempé dans de Talcool. Les pécheurs prétendent qu'à la fin de mai elles déposent hr œufs dans les herbiers, puis elles se retirent dans
les eaux les plus profondes, où elles vivent d'insectes, d'herbe et de limon ; suivant eux, elles croissent lentement. •