DÉCEMBRE
11 n'y a pas grand'chose à faire pour le pécheur de rivière pendant ce mois : les eaux sont glacées ou trop épaisses; les poissons pour la plupart se cachent dans des terres ou des bas-fonds ; ils sont à moitié engourdis et mangent peu.
On prend par-ci par-là à la ligne un cheveune, un brochet ou un gardon par hasard.
A la mer, on pèche des merlans.
Un ermite a imaginé ce raffinement, que le diable^ tous les mille ans, souffle sur le feu de Fenfer et l'éteint pendant vingt-quatre heures, pour que les damnés ne finissent pas par s'y accoutumer ; il est au moins aussi bon de ne pas s'accoutumer au plaisir. Pendant le mois de décembre, rappelez-vous les pSches de l'année précédente et rêvez les pèches de Tannée prochaine.