‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 53 sur 159 · ÉCREVISSE · texte numérisé non relu

ÉCREVISSE

Astacus,

L'écrevisse nait dans les rivières ou dans les ruisseaux d'eau courante. Vécreyisse d'eau douce ietueW^

a, comme les écrevisses de mer de même sexe, des excroissances de chair où sont logés ses œufs.

La croûte rougit extérieurement par la cuisson. De Feau forte ou seulement de Feau-de-vie répandue sur cette même écaille la rend presque aussi ronge que si elle était cuite.

Les écrevisses sont très-voraces ; elles se nournssent de charognes aquatiques et d'ordures. Une écretisse de six à sept ans n'est encore, selon les pécheurs, qu'une écrevisse de grandeur médiocre. Quand elles vieiliissait, il se forme dans la région de leur estomac deux espèces de petites pierres, qu'on appelle improprement yeux (Técrevissê,

On reconnaît une écrevisse femelle aux lames transversales de sa queue, qui sont toujours beaucoup plus larges que chez les écrevisses mâles. De plus, les femelles ont, vers l'extrémité des barbes, sous la queue, de petits filets auxquels les œufs sont attachés en jan« vier, février et mars.

La mue ne se fait jamais avant le mois de mai ni après celui de septembre. Les écrevisses cessent de prendre de la nourriture solide quelques jours avant leur dépouillement : alors, si on appuie le doigt sur Fécaille, elle plie; ce qui prouve qu'elle n'est plus soutenue par les chairs. Après de longs efforts entrecoupés de moments de repos, l'écrevisse se retire de dessous la grande écaille, et aussitôt elle se donne brusquement un mouvement en avant, étend la queue, et la dépouille

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de toute la carapace. Cette opération est violente ; c'est un moment critique qui fait périr beaucoup d'écrevisses ; celles qui y résistent restent très-faibles pendant quelques jours. Après ce grand travail, leurs jambes sont i^QoUes, et Tanimal n*est recouvert que dui^ membrane, qui en vingt-quatre heures devient une nouvelle écaille solide et presque aussi dure que l>r)cifiDne ; au moins elle est capable de mettre Fanimal à Tahri de ^ut ^eboc.

On troui^ les écreyisses principalement dans les eaux courantes et pierreuses des montagnes ; on les trouve aussi dans les lacs et étangs; mais leur chair n'est pas aussi bonne que celle des écrevisses pêchêes dans les ruisseaux.

11 est très-difficile de peupler d'écrevisses un ruisseau, et encore plus un réservoir; elles sont très-délicates sur la nature de Teau. On en a vu qui, à la suite d un changement, sortaient de Teau, ce qu^elles ne font pas ordinairement, et venai^t mourir sur la terre en cherchant une eau qui leur convint mieux. C'est surtout quand on veut les faire passer d'une eau vive à une eau stagnante que Ton éprouve des difficultés, et ce n'est qu'à force d'en sacrifier qu'on réussit à en acclimater quelques-unes; elles multiplient assez, mais néanmoins leur nombre se borne suivant la nourriture qu'elles peuvent se procurer. 11 parait également qu'elles ne sont bonnes à manger qu'après leur huitième année.

Ions, dont son dos est armé, et le bouclier ainsi que le lames dont son corps est revêtu, le défendent» mien que Ton ne le croirait au premier coup d'oMl»^ de l'ai taque de plusieurs des animaux qui vivent dans k mêmes eaux que lui.

Il est plusieurs contrées où Ton répand les épinochc par milliers dans les champs, sur lesquels ils formoil en se corrompant, un excellent fumier; ou bien o les emploie à engraisser, dans les ba8ses:C0ur8 voiânc des lacs qui leur ont s^vi d'habitation, des canards, de cochons et d'autres animaux. On peut aussi exprime de milliers d'épinoches une assez grande quantité d'huil bonne à brûler.

Les yeux de Tépinoche sont saillants, et ses ma choires presque aussi avancées Tune que l'autre chaque ligne latérale est marquée ou recouverte pa des plaques osseuses placées transversalement, plus pe tites vers la tête ainsi que vers la queue, et' qui, ai nombre de vingt-cinq, de vingt-six ou de vingt-sept, for ment une sorte de cuirasse assez solide. Deux os al longés, durs et affermis antérieurement par un troi sième, couvrent le ventre comme un boucher; et del vient le nom générique de gastérosté que porte l'épi noche.

Au reste. Tins, l'opercule branchial et les cdtés d( l'épinoche brillent de l'éclat de l'argent, ses nageoires de celui de l'or, et sa gorge ainsi que sa poitrine mon trent chez le mâle celui du rubis.

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L'hoche est un poisson leste et agile, et très*fré- (paâ dans les petites ri^iëres. Son naturel est si peu furooehe, qu'il Tient jusque sur les pieds de ceux qui se baignent; communément il établit son domicile sous les algues et autres plantes aquatiques, et mange des vers de terre, qui servent même d'amorce pour le prendre. Il parait que le soleil lui fait plaisir. Hais un procédé singulier et qui mérite d'être étudié, c'est que ee petit poisson va chercher au loin des brins d*herbe oo iSms de végétaux, les apporte dans sa bouche, les dépose sur la vase, les y fixe à coups de tête, veille iTeclaplus grande attention à ses travaux. Est-ce un md? Si d'autres épinoches approchent de cet endroit, bientôt H leur donne la chasse, et les poursuit au loin nec une vivacité étonnante.

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