‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 54 sur 159 · ÉQUILLE · texte numérisé non relu

ÉQUILLE

Petit poisson excellent en friture. Il se cache souvent dans le sable, où on le prend à la marée basse avec des fourches, des bêches, des charrues. Mais une fois déterré, il n'est pas pris pour cela, il saute, s'échappe H rentre dans le sable, même assez dur, avec une grande rapidité.

Les pécheurs prétendent l'avoir quand il s'ensable ; c'est une erreur. J'ai vu leurs prévisions presque tou-

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jours trcmipées. C'est pour éviter un ennemi ou poi atteindre une pcoie, sans doute, qu*il agit ainsi. Cs une pécbe très-amusante et qui se fût à pieds sec

(Yoir Lauron).

ESPADON ou POISSON A SCIE.

Serra,

L'espadon est rangé au nombre des ennemis de J baljeine, quoiqu'il en sœt une espèce particulière. S tète est armée d'une défisse osseuse, longue, plate é pyramidale. On lui a donné souvent les noms de poil son à scie, épée de mer, béron de mer, poisson empereur; il est plus connu sous le nom d'espadon. Il porte au-devant de la tête une espèce d'épée ou de scie dentelée des deux côtés ; cette scie est longue d'une aune^ recouverte d'une peau dure, et armée de piquants eo forme de dents, plais et trancbants.

Quoique l'espadon n'ait que neuf ou dix pieds de lofr gueur, il se rend formidable à la .baleine ; il la poursuil sans relâche. La baleine, qui n'a que sa queue poa défense, tâcbe d'en frapper son ennemi. Si elle ratftrap( elle l'écrase d'un seul coup ; mais l'espadon, plus agile évite ordinairement le coup mortel. À l'instant il IxHidi en l'air, retombe sur la baleine et tâcbe non de la per

lis de b seier avee les dents dont sa scie est La mer est bientôt teinte du sang qui sort des es de la baleine.

rie sommairement des poiss<Mis que tous n*avez ou point de chances de rencontrer.

- Ettourgecnt dans plusieurs départemenU méridionaux de

— Sturium, dans d'autres. — Créac, dans d'autres. —

etOt en Italie. — The sturgemif en Angleterre. — Stentf en

uleur de l'esturgeon est bleuâtre, avec de petites )runes sur le dos et poires sur la partie inférieure s. 11 devient très-grand, et, lorsqu'il a atteint tout eloppement, il a plus de dix-huit pieds, ou de res de longueur.

norme cartilagineux habite non-seulement dans , mais encore dans la Méditerranée, dans la mer dans le Pont-Euxin, dans la mer Caspienne. Mais, de passer toute sa vie au milieu des eaux salées, les raies, les squales, les lophies, les balistes et aères, il recherche les eaux douces, comme le yzonrlamproie , lorsque le printemps arrive, e besoin de pondre ou de féconder ses œufe le

m DICTIONNAIRE DU PÊCHEUR.

presse, il s'engage alors dans presque tous le fleuves. Il remonte particulièrement dans le Tanaïs, le Danube, le Pô, la Garonne, la Loire, TElbe, roder. On ne le voit même le plus soi dans les fleuves larges et profonds.

Il grandit et engraisse dans ces rivières for pides, suivant qu'il y rencontre la tranquillité, ] rature et les aliments qui lui conviennent le mie est de ces fleuves dans lesquels il est parvenu à énorme et jusqu'à celui de mille livres, ainsi qi porte Pline de quelques-uns de ceux que l'on ' son temps dans le Pô.

Lorsqu'il est encore dans la mer ou près de chure des grandes rivières, il se nourrit de ha de maquereaux et de gades ; et lorsqu'il est eng les fleuves, il attaque les saumons, qui les ren peu près dans le même temps que lui et qui ne lui opposer qu'une faible résistance. Comme parfois avant ces poissons dans les parties él< rivières considérables, ou qu'il se mêle à leurs dont il cherche à faire sa proie, et qu'il parait s* à un géant au milieu de ces légions nombreuse comparé à un chef et on Ta nommé le condvA saumons.

Il dépose dans les fleuves une immense d'œufs et sa chair y présente un degré de dé très-rare, surtout dans les poissons cartilagine ressemble à celle d'un jeune veau.

ESTURGEON. m

'estui^eon peut être gardé hors de Teau pendant ieors jours sans périr.

1 en présenta un à François P', qui était long de trait pieds.

1 donne le nom de caviar ou kaviac aux œufs de argeon, que Ton prépare aussitôt après la pèche, s lavant bien dans du vin blanc et en ôtant certains œnts dans lesquels ils sont entremêlés et la pellicule es enveloppe ;^on les fait un peu sécher au soleil, es met ensuite avec du sel dans un vaisseau percé ^ts trous; on les y écrase avec la main; lorsque I rhumiditc superflue est bie^^ dissipée, ce' caviar être d'un brun rougeâtre. On le met en galetbaisses d'un doigt et larges comme la paume de tain, puis on l'arrange dans des barriques et on oie en divers lieui éloignés de la mer, où on trouve denrée excellente. Le caviar forme une branche idérable du commerce des Hollandais. On en porte mt beaucoup aux Moscovites, qui en font un trësd usage dans leurs trois carêmes, qu'ils observent scmpuleusement. Les Russes nomment cet aliment orisckari. Ils y mêlent souvent du poivre et de Toilavec de l'huile et du citron. Les Italiens regardent mar comme un manger fort délicat ; on prétend endant qu'il est malsain et fiévreux.

iSO DIGTIONI^AIHE DU PtCflEUR.

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