‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 66 sur 159 · ÉPERLAN · texte numérisé non relu

ÉPERLAN

merus eperkmus, — Stintf en Allemagne. — SpieHng, en Hol<

lande. — Smelt, en Angleterre.

L eperlan n'a guère qu'un décimètre ou environ de ongueur. Son dos et ses nageoires présentent un beau gris; ses côtés et sa partie inférieure sont argentés ; et ces deux nuances, dont l'une très-douce et Tautre trèsèclatante, se marient avec grâce, sont d'ailleurs relevées pardes reflets verts, bleus et rougeâtres, qui, se mêlant ou se succédant avec vitesse, produisent une suite trèsvariée de teintes chatoyantes. Ses écailles et ses autre» t^ments sont d'ailleurs si diaphanes, qu'on peut distioguer dans la tète le cerveau, et dans le corps les vertèbres et les côtes. Cette transparence, ces reflets ^Qgitifis, ces nuances irisées, ces teintes argentines, ont fait comparer sa parure à des perles fines, et de celte i^mblance est venu, suivant Rondelet, le nom qui 'ni a été donné.

m DIGTIOKMAIKE DU PÉCHEUR.

Cet osmère répand une odeur asseï forte. Des observateurs que ses couleurs avaient séduits, voulant trouver une perfection de plus dans leur poisson favori, ont dit que cette odeur ressemblait beaucoup à celle de la violette, — et cela n'est pas vrai, je le rèp^; — mais le vrai est que cette odeur est à peu près celle qu*exbale le feuillage foulé des violettes, et nullement la fleur.

L'ensemble de Têperlan présente un peu la forme d'un fuseau. La tête est petite, les yeux sont grands et ronds. Des dents menues et recourbées garnissent les deux mâchoires et le palais. Les écailles tombent aisément.

Cet osmère se tient dans les profondeurs des lacs dont le fond est sablonneux. Vers le printemps, il quitte sa retraite, et remonte dans les rivières en troupes très-nombreuses, pour déposer ou féconder ses œufs. 11 multiplie avec tant de facilité, qu'on voit dans plusieurs marchés de l'Allemagne, de la Suède et de l'Angleterre, des tas énormes d'individus de cette espèce.

Il vit devers et de petits animaux à coquille. On le pêche abondamment à l'embouchure de la Seine.

PâCUË A l'épervier.

Il faut bien connaitre l'endroit où l'on pèche, avoir un gacçon de bateau sage et prudent. On peut amorcer des places le soir, pour pécher la nuit ou de grand ma-

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tin. Il faut chercher une eau tranquille et profonde, pour que le courant n'emporte pas l'amorce.

Le succès du pécheur dépend de son adresse, et quel* quefois aussi de la bonté du filet. Les épenriers les meilleurs sont ceux de quatre cent cinquante à cinq cents mailles.

On amorce en mettant de la terre molle et bien pétrie, du blé ou de Torge bien cuite dans de Teau; on peut y ajouter un peu d'avoine ou de chènevis.

Cette pèche se fait pendant quatre mois : juin, juillet, aoât, septembre.

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