‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 70 sur 159 · FLEZ · texte numérisé non relu

FLEZ

Phuronectes flesus, ^ Hinder, en Prusse.

Le flez se rend au printemps vers les rivages de ï mer et de l'embouchure des fleuves ; il pénètre mém dans les rivières ; on le voit remonter très-avant dao celles d'Angleterre. Ce poisson est couvert de petite écailles noires marbrées de rouge ; il ressemble beau coup au carrelet. Quoique le flez ne soit pas ordinaîK ment plus gros que la limande, on dit en avoir vu qu pesaient jusqu'à vingt-quatre Uvres; je n'en crois pas m mot; on aura confondu avec le flétan.

FOxNDS.

i° Par un courant vif, fond de sable ou pierreux, ck &5ài50 centimètres (2 à 4 çieds) de profondeur, on

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prendra ablettes, éperlans, vandoises, goujons, de petits birbilhms et du juerne.

2* Grand courant, même fond, 16 à 26 dèdmëtres (5 à 8 pieds) de profondeur ou plus, on prendra juemes à la superficie ; par les chaleurs, de fond au printemps, du barbillon, de la truite à la superficie s'il y en a.

5° Courant moyen, fond de vase, de 15 à 26 ou 52 décimètres (4 à 8 ou 10 pieds), on prendra gardons, brèmes, carpes, anguilles la nuit, chevannes par la chaleur, vandoisesau printemps et à l'automne.

4* Eau tranquille , grand fond de sable fin, vase et herbes, on prendra grosses carpes, lotes, anguilles, tanches, perches, brochets et génëralanent le fretin.

S'Dans les grands fonds Rocailleux, eau bouillonlunte, à cause des chutes, on prendra les plus gros bai^ biVoiifi, beaucoup de gardons et de grosses truites si Teau est froide.

FODANE.

Instrument propre à percer les poissons pour les prMdre. Il y en a de bien des formes : les unes sont nœ broche terminée par un dard, d'autres une lame Iwbdée; d'autres sont formées de deux, trois, ou un 1^ nombre de lames, quelquefois ce n'est qu'une ^Hirche. Cet inslrument étant ajusté au boùl dLWue

perche, on en perce les poissons qu'on aperçoit au fond de l'eau j ou on l'enfonce dans la vase aux endroits qu'oc juge cacher des poissons.

GAULES

Choisissez d'abord les scions, et faites-en une anipl moisson; la pèche en consomme beaucoup. Vous le trouverez le long des haies vivçs plantées d'ormes recherchez ces vieux têtards, ces troncs centenair» coupés à trois ou quatre pieds de terre, c'est sur en que vous trouverez les scions les plus droits, les mieu faits, les plus vigoureux; choisissez ces rejets qui n comptent pas plus de trois ou quatre années d'âge préférez ceux dont Técorce est lisse, fine et serré< et qui sont nourris par une infinité de petites branche ^sans aucun enfourchement considérable ; réservez attei tivement leur pointe fine et déliée et ne les déponiUi pas de leur écorce. L'orme ne fournit pas seul les boi scions : le cornouiller, le troène en livrent aussi a pêcheur; mais l'orme est plus commun et plus gén< ralement adopté. — Un bois parfait pour faire 1 secondes, sur lesquelles on ente le scion, c'est le no setier, le coudrier. C'est vers les touffes grises c coudrier, sur la lisière des bois, sur la rive des mi seaux que le pécheur doit diriger ses pas. Il choisira ci

GAULES. i37

longues pousses droites, lisses, rougeAtres; les plus fines lui serviront de secondes ou brancbettes ; les plus fortes, dont la hauteur est quelquefois de quinze pieds, lui fourniront des pieds de gaules légers, flexibles et

maniables.

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