HIPPOCAMPE
it qu'ils le renouvellent à leur retour, pour attester que, ù leur vaisseau^ ni aucun autre de leur connaissance, a'a fait infraction à cette loi. En conséquence de ces serments, on expédie des certificats à chaque vaisseau destiné au transport des nouveaux harengs, pour tâcher d'empèdier la fraude, ce qui ne Fempêche pas.
Dans ma jeunesse, on disait, sur les rives d&«Nor-
mandie, que les harengs avaient abandonné les côtes de
France depuis la déchéance de l'empereur Napoléon.
Quelques personnes zélées avaient promis aux pécheurs
qu'on allait les voir reparaître,. — Cette prédiction ne
s'est pas réalisée.
HIPPOCAMPE ou CHEVAL MARIN.
Bippocampus,
Petit poisson de mer qui ne vaut rien à manger. Il €8t long de six pouces et gros comme le doigt; il a la ^ et le cou faits comme ceux du cheval; il est tout à tût semblable au cavalier du jeu d'échecs; son bec est long et creux comme un flageolet. 11 a deux grands T^ui ronds, et deux artères sur les cils, qui paraissent connne des. cheveux lorsqu'il est en mer. Son front est sans poils ; mais le devant de la tête et le dessus du cou *«ot couvert» d'espèces de ûls qui ressemVAexiX. k \»ftfi.
crinière. Q porte sur le dos une espèce de nageoire qu'il agite très-rapidement. Son ventre est blandiâtre, gros et enflé comme un poitrail ; sa queue est carrée et recourbée en crochet. Il a tout le corps comr^ de petits cercles cartilagineux et pointus, d*où sortent de
petits aiguillons. Sa peau est de couleur brune afec . quelques taches blanches. Il nage debout et caracole dans Teau. Je n'en parle que pour me vanter de l'avoir trouvé deux fois dans l'Océan. — Il est rare et curieux.