‹ La pêche en eau douce et en eau saléeChapitre 84 sur 159 · LAMPROIE · texte numérisé non relu

LAMPROIE

Lampetra et lampreda. — Lampreda, en Italie. — iMmprey ^^ Lamprey eelj en Angleterre. — Lampretee, en Allemagne. "^ Pibalet dans quelques départements méridionaux de la FranC^

Au-devant d*un corps très-long et cylindrique estum^ tèle étroite et allongée. L'ouverture de la bouche, n'ér tant coiitenue par aucune partie dure ou solide, ne prè^ sente pas toujours le môme contour : sa conformatiot) se prête aux différents besoins de l'animal, mais leplti^ souvent sa forme est ovale, et c'est un peu au-dessous dn museau qu'elle est placée. Les dénis, un peu crô-' chueSf creuses, et mamleuuei^ dans de simples cel^

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Iules charnues, au lieu d'être attachées, à des mftdioires osseuses, sont disposées sur plusieurs rangs et s'étendent du centre à la circonférence. Communément ces dents formentvingt rangées, et sont au nombre de cinq ou six dans chacune. Deux autres dents plus grosses sont, d'ailleurs, placées dans la partie antérieure de la bouche; sept autres sont réunies ensemble dans la partie postérieure; et la langue, qui est courte et èchancrée en croissant, est garnie sur ses boyrds de très-petites dents.

Auprès de chaque œil, sont deux rangées de petits trous, Tune de quatre, l'autre de cinq. Ces petites ou-^ wtures paraissent être les orifices des canaux destinés àporter à la surface du corps cette humeur Visqueuse, si nécessaire à presque tous les poissons pour entretenir la souplesse de leurs meiAbres, et particulièreinentà ceux qui, comme les pétromyzons, ne se meurent que par des ondulations rapidement exécutées.

La peau qui recouvre le corps et la queue, qui est ^-courte, ne présente aucune écaille visible pendant l^^e de la lamproie; elle est toujours enduite d'une niQcosilé abondante, qui augmente la facilité avec la<^ 9^ l'animal échappe à la main qui le presse et qui ^ut le retenir. La couleur générale delà lamproie est ^'erdlilre, quelquefois marbrée de nuances plus ou moiog vives. Derrière chaque œil, et indépendamment des neafs petits trous que nous avons déjà remarqués, on Toit sept ouverture^i moins petites, dispo^è^s eu

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ligne -droite, comme celles de Tinstniment à vent auquel on a donné le nom de flûte; ce sont les orifices des branchies ou de l'organe de la respiration. Les œufs de lamproie sont de la grosseur des graines du pavot, et de couleur orange. Leur nombre est trèsconsidérable. C'est pour s'en débarrasser, ou pour les féconder lorsqu'ils ont été pondus, que les lamproies remontent de la mer dans les grands fleuves, et des grands fleuves dans les grandes rivières. Le retour du printemps est ordinairement le moment où elles quittent leurs retraites marines pour exécuter cette espèce de voyage périodique. Mais le temps de leur passage des eaux salées dans les eaux douces est plus ou mcwis retardé ou avancé, suivant les changements qu'éprouve la température des parages qu'elles habitent.

Elles se nourrissent de vers marins ou fluviatiles, de poissons très-jeunes, et par un appétit contraire à celui d'un grand nombre de poissons, mais qui est analogue à celui des serpents, elles se contentent aisément d^ chair morte.

Des blessures graves et mêmes mortelles pour I^ plupart des poissons ne sont point dangereuses pou^ les pètromyzons, et même, par une conformité remaf^ quable d'organisation et de facultés avec les serpenta et particulièrement avec la vipère, ils peuvent perdra de très-grandes portions de leur cx)rps sans être ^ l'instant privés de vie, et Ton a vu des lamproies 9* gui il ne restait plus que la tète et la partie antérieure

LARÇON. laS

du corps çoUer encore leur bouche avec force, et pendant plusieurs heures, à des substances dures qu'on leur présentait.

On en a pris qui pesaient trois kilogrammes; et, lorsqu'elles pèsent quinze hectogrammes, elles ont déjà un mètre de longueur. D'ailleurs, leur chair, quoiqu'un peu difficile à digérer dans certaines circonstances, est trèsdélicate lorsqu'elles n'oot pas quitté depuis longtemps les eaux sdées ; mais elle devient dure et de mauvais go&t lorsqu'elles ont fait un long séjour dans l'eau douce, et que la fin de la ss^n chaude ou tempérée ramifie le tempa où elles regagnent leur habitation marine, suivies^ pour ainsi dire, des. petits auxquels ^es ont donuèle jjour.

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