A PROPOS DE LA PÊ€H* KT DB LA POLITIQUE
tout n% peuvent guère 4tre p^s que un à un, et il faut donnera chacun l'amorce qui lui convient. C'est la belle pêche, la pêche des amateurs, la pêche à la ligne.
Pêche à f asticot. Le ministère met à son hameçon un bureau de tabac, — une demi-bourse dans un collège, — un bureau de poste, — un petit avancement dans la carrière administrative, etc. — On prend ainsi de l'ablette, du gardon, de la brème, du goujon, en un mot, le fretin. L'opposition amorce avec un brevet de grand citoyen, de citoyen incorruptible, — elle ne prend pas grand'chose si elle a la maladresse de pêcher dans les eaux du ministère, — le poisson ne mord à cet hameçon que faute d'autre appât.
Quand il s'agit des gros poissons, du brochet, de la carpe, du barbeau, le ministère tire de son panier des amorces plus sérieuses, — de bonnes grosses places, des décorations, des sinécures, des concessions, etc.
L'opposition ne peut attacher à sa ligne que des promesses... réalisables si... — ou quand... Elle fait des promesses plus grosses parce qu'elle sait bien qu'elle ne pourra pas les tenir.
Mais c'est toujours la pêche à la mouche artifi-
m LA PÊCHE.
mile, ça ne prend jiu| les traites et les cétacés, poissons qui remontent lesigrands courants ; — ça ne vaut pas la piche au vif, — là est le secret des majorités.