‹ La pêche en eau douce et en eau salée: histoire, mœurs, habitudes desChapitre 19 sur 148 · PÊCHE DES ANGDILLES A LA NASSE · texte numérisé non relu

PÊCHE DES ANGDILLES A LA NASSE

La nasse est un filet connu qu'on tend à la décharge d'une vanne de moulin; ou bien on fait une haie dans une rivière peu profonde avec des claies qu'on arrête au moyen de pieux. On met les claies en triangle, et dans le fond on laisse un espace pour faire couler Teau de la largeur de Tembouchure de la nasse ; cela fait, on enfonce la nasse dans Feau ; on rattache à la haie dans l'endroit de l'ouverture, et on fait en sorte que l'eau passe par-dessus. Ces préparatifs se font le soir; le lendemain matin, on revient, et toutes les anguilles qui ont suivi le courant de Teau se trouvent prises.

PÊCHE nES ANGUILLES A LA LIGNE DOBMANTE.

Prenez plusieurs hameçons d'acier, longs d'un pouce, et réunis chacun à une boucle ; attachez à chaque hameçon des ablettes ou plutôt de petites lamproies; quand tous ces arrangements sont faits, vous prenez iinj longue corde, vous l'étendez au bord de Teau, et vous y liez toutes les ficelles do manière qu'il y ait

prés de deux pieds d'intervalle entre elles ; après cela, TOUS attachez un des bouts à un piquet, vous munissez Tautre d'une pierre, et vous jetez le dernier aussi loin qu'il vous est possible; il fajut faire en sorte que cette ligne soit tendue dans un lieu dégagé de bois et d'herbes, et, qiiand elle a été la nuit dans la rivière, elle se trouve le lendemain chargée de poisson. — On attache aussi quelquefois à ces hameçons de gros vers de terre ; les anguilles, qui en sont friandes, y accourent, et dévorent leur proie ; leur voracité fait remuer le cordeau, et alors on les tire à soi. J'ai lu dans un livre ;

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