LA GAULE A BROCHET
Cette gaule se fait ordinairement d'un seul brin d'éra* ble ou même de (rêne, bien que ce bois soit un peu lourd. Comme cette gaule n'est pas tenue à la main, mais qu'on la laisse couchée sur Teau, on n'exige d'elle qu'une qualité) une grande force, et assez de longueur pour at«
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teindre en avant des roseaux qui bordent les rivières.
LA LIGKE A BROCHET.
Très-simple dans sa structure, elle se compose d'une tige unique de soie torse^du plus gros numéro, au bout de laquelle est une chaînette en métal, fer ou cuivre, mais plutôt en cuivre. Pour faire cette chaînette, on se procure du fil de cuivre gros comme une très-forte épingle, on le fait recuire au feu pour le rendre plus flexible et moins cassant. On plante dans une table un fort clou d'épingle ou un poinçon destiné à faire l'œil du chaînon; on passe le cuivre derrière, et on le fait revenir jusque passé la moitié du chaînon. On fait la même chose sur un petit morceau de fer rond à Textrémité opposée. Les deux bouts rentrés en dedans, on tord le chaînon, on passe le bout du fil de cuivre par un des yeux, et Ton procède comme pour le premier. La même manière d'agir répétée quatre ou cinq fois produit la chaînette, qui n'a ordinairement que ce nombre de chaînons. — L'hameçon dont on arme la chaînette a deux branches ; on le nomme communément bricole. Pour le monter, on fait passer une des pointes dg^ns Toeil du chaînon, et on fait glisser le fil de cuivre, en appuyant pour faire ouvrir les branches élastiques de la bricole, jusqu'à ce qu'il arrive dans le nœud, où il joue à l'aise. On attache le cordonnet de soie dans l'œil du premier cliainon, et la
m DtCTlûNNAIRE DU PÉCHEUR.
ligne sera faite lorsqu'elle sera garnie de ses lièges.