‹ La pêche en eau douce et en eau salée: histoire, mœurs, habitudes desChapitre 41 sur 148 · CONGRE · texte numérisé non relu

CONGRE

de sole, des vol-au-vent de merlan, et au besoin de turbot.

Le congre a beaucoup de rapports avec l'anguille; mais il en diffère par les proportions de ses diverses parties, par la plus grande longueur des petits appendices placés sur le museau, et que Ton a nommés barbillons; par le diamètre de ses yeux, qui sont beaucoup plus gros; parla nuance noire que présente presque toujours le bord supérieur de sa nageoire dorsale ; par la place de cette nageoire, ordinairement plus rapprochée de la tête ; par la manière dont se montre aux yeux la ligne latérale, composée d'une longue série de points blancs ; par sa couleur, qui sur sa partie supérieure est grise, ou cendrée, ou noire, suivant les plages qu'il fréquente, qui sur sa partie inférieure est blanche ; par ses dimensions, supérieures à celles dé l'anguille, puisqu'il n'est pas très-rare de lui voir un mètre et den)i de longueur, avec une circonférence de près de cinq décimètres; et enfin par la nature de son habitation, qu'il choisit presque toujours au milieu des eaux salées. On le trouve dans toutes les grandes mers de l'ancien et du nouveau continent ; il est très-répandu surtout dans rOcéan d'Europe, sur les côtes d'Angleterre et de France, dans la Méditerranée, où il a été très-recherché des anciens. Ses œufs sont enveloppés d'une matière graisseuse très-abondante. 11 est trës-vorace; et, comme il est grand et fort, il peut se procurer aisément l'ali* ment qui lui est nécessaire,

liO DICTIONNAIRE DU PÊCHEUR.

La rechçrctie à laquelle le be^oip et. hhm le réduisent est, d'aiUeurs, d'autant moins pénible^ qu'il int fre$çffx& toujours aui^ès da remhoiAcbui^ de«L grapds itettxe», ou il se ti^Qt c(WW eu Qi)Q))uscade pour iJaire sa Pfoj^ 4 d^ ppisAOW qui d6$c«nda»t da% rivières dan&la inçr, et de ceux qui rexQQoA^ji^t de la mer dans les nyièces. n est dangereux pow un gnaod nombre d'habitants de la mer; il est exposé à beaucoup d'ennemis : l'komme le poiirauit avec ardeur dans tes pays où sa cbair est estimée ; les très-grands poissons le dévorât.

On prend le^ congres parle moyen 4e plusieqrs lignes loD^s ohacuQe de cent trente ou cent quarante mètret, o^iargées, à une de ieurg extrémités^ d'ua plomb asses pMaptf pour n'être pa/s soulevé par l'action de l'eau iHir la ligne, et games de vingt-cinq ou trente piles ou cordes» au bout de chacune desquelles sont un haim et un app&t. Lorsqu'on veut faire s^ch^ des congrm pMr fes envoyer h de9 distances assez granides des rivages sur lesQuds cmleSi pêche, on les ouvpe par c|^- SMifl^ depma ktétejusque vers l'extrémité d^ la quque; ou ijMide& entjûllea dans les chairs trop êpsôsses ; on les tient ouverts par le moyai d'un bêtou qui va d'une extrémité à l'aubre de ranûml; on les suspeiid k l'air; et> l^ieaqu'ils sont bieu secs, on les i^semble oi^dinairewmi par paquets.

CRAPAUD DE MER. il!

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