GAULES
Choisissez d'abord les scions, et faites-en une ample moisson; la pèche en consonune beaucoup. Vous les trouverez le long des haies vives plantées d*ormes; recherchez ces vieux têtards, ces troncs centenaires, coupés à trois ou quatre pieds de terre, c'est sur eux que vous trouverez les scions les plus droits, les mieux faits, les plus vigoureux; choisissez ces rejets qui ne comptent pas plus de trois ou quatre années d'âge; préférez ceux dont Técorce est lisse, jQne et serrée, et qui sont nourris par une infinité de petites branches sans aucim enfourchement considérable; réservez attentivement leur pointe fine et déliée et ne les dépouillez pas de leur écorce. L*orme ne fournit pas seul les bons scions : le cornouiller, le troène en livrent aussi au pécheur; mais Tonne est plus commun et plus généralement adopté. — Un bois pai'fait pour faire les secondes, sur lesquelles on ente le scion, c'est le noisetier, le coudrier. C'est vers les touffes grises du coudrier, sur la lisière des bois, sur la rive des ruisseaux que le pécheur doit diriger ses pas« Il choisira ces