GAULES
longues pousses droites, lisses, rougeâtres; les plus fines lui serviront de secondes ou branchettes ; les plus fortes, dont la hauteur est quelquefois de quinze pieds, lui fourniront des pieds dç gaules légers, flex&iles et maniables.
DE LA GÀDLë a la VOLEE.
Le pied de la gaule ne devra pas avoir plus de quinze lignes de diamètre par le bas, et pourra même à la rigueur n'avoir que dix pieds de hauteur. La seconde ou branlette ne peut être faite qu'en coudre; elle doit avoir la même longueur que le pied, mais être beaucoup plus mince; il faut la choisir menue et bien filée, faire en sorte qu'elle soit, par le bas, moins forte de quelque chose que le haut du pied ; on la taille par les deux bouts en bec de flûte, celui du bas très-allongé, afin de pouvoir être exactement ajusté sur le pied. Enfin le scion, long et menu, pourra avoir cinq pieds, sera taillé par le bas en bec de flûte, pour être ajusté sur la seconde, et devra également être calculé de telle sorte, que sa base ou la partie la plus forte soit plus faible de quelque chose que le haut de la seconde. On ente le scion sur la seconde, au moyen d'un fort fil ciré. Les pêcheurs qui ne défont pas leurs hgnes fixent en outre le scion avec deux attaches de fil de cuivre. La seconde
138 dictionnaihe du pêcheur.
. s'attache sur le pied avec du petit fouet ciré, fortemeiit serré tout le long de la jointure. Après avoir lié sa gaulé, le pêcheur l'agite fortement en Taîr : si elle a été bien faite elle ne fera entendre aucun craquement, et l'on ne sentira dans la main aucun tremblement. Les bois dont on se sert pour faire les gaules doivent être coupés avant la fin de janvier ou dans les premiers jours de février au plus tard; passé cette époque, le coudre ressent les avant-coureurs du printemps, la sève commence à monter, et le bois n'a plus une qualité aussi parfaite. La gaule à la volée doit avoii' de vingt à vingt-cinq pieds et plus, s'il est possible, et si le pêcheur se sent la force de la fkire mouvoir.