LAMPROIE
Iules charnues, au lieu d'être attachées à des mâchoires osseuses, sont disposées sur plusieurs rangs et s'étendent du centre à la circonférence. Communément ces dents formentvingt rangées, et sont'au nombre de cinq ou six dans chacune. Deux autres dents plus grosses sont, d'ailleurs, placées dans la partie antérieure de la bouche; sept autres sont réunies ensemble dans la partie postérieure; et la langue, qui est courte et èchancrée en croissant, est garnie sur ses bords de très-petites dents.
Auprès de chaque œil, sont deux rangées de petits trous. Tune de quatre, l'autre de cinq. Ces petites ouvertures paraissent être les orifices des canaux destinés à porter à la surface du corps cette humeur visqueuse, si nécessaire à presque tous les poissons pour entretenir la souplesse de leurs membres, et particulièrement à ceux qui, comme les pétromyzons, ne se meuvent que par des ondulations rapidement exécutées.
La peau qui recouvre le corps et la queue, qui est très-courte, ne présente aucune écaille visible pendant la^e de la lamproie; elle est toujours enduite d'une mucosité abondante, qui augmente la facilite avec laquelle l'animai échappe à la main qui le presse et qui veut le retenir. La couleur générale de la lamproie est verdàtre, quelquefois marbrée de nuances plus ou nM)ins vives. Derrière chaque œil, et indépendamment des neufs petits trous que nous avons déjà remarqua, on voit sept ouvertures moins petites, disposées en
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ligne droite, comme celles de rinstrument à vent auquel on a donné le nom de flûte ; ce sont les orifices des branchies ou de Torgane de la respiration. Les œufs de lamproie sont de la grosseur des graines du pavot, et de couleur orange. Leur nombre est trèsconsidérable. C'est pour s'en débarrasser, ou pour les féconder lorsqu'ils ont été pondus, que les lamproies remontent de la mer dans les grands fleuves, et des grands fleuves dans les grandes rivières. Le retour du printemps est ordinairement le moment où elles quit*-» tent leurs retraites marines pour exécuter cette espèce de voyage périodique. Hais le temps de leur passage des eaux salées dans les eaux douces est plus ou moins retardé ou avancé, suivant les changements qu'éprouve la^température des parages qu'elles habitent.
Elles se nourrissent de vers marins ou fluviatiles, de poissons irès-jeunes, et par un appétit contraire à celui d'un grand nombre de poissons, mais qui est analogue è celui des serpents, elles se contentent aisément de chair morte,
Btis bksBiires graves et mêmes mortelles pour la plupart des poissons ne sont point dangereuses pour les pétromyzoïts, et même, par une conformité remw^ quftble d'organisation et de facultés avec les serpents »et particulièrement avec la vipère, ils peuvent perdre de très-grandes portions de leur corps sans ètare à l'instant privés dq vie, et Ton a vu des lamproies à qui il ne restait plus que la tète et la partie antérieure