Modem PainierSy vol. IV. OfTurnerian Ligkt
Hamerton reconnaît que « les préraphaélites sont extrêmement sensibles à la force des couleurs, mais insensibles aux douces modulations des teintes sobres*. » On peut dire cela de tous les maîtres qui sont venus après eux, soit des néopréraphaélites, comme Burne-Jones, Strudwick, Richmond , Rooke, soit des artistes indépendants du mouvement, comme Walker, et même, dans certaines de ses toiles, Herkomer. M. North remarque avec raison que les peintures de Walker ont, même dans les ombres, un tel éclat qu'on dirait qu'elles exhalent au crépuscule la chaleur d'un long jour d'été, et M. Quilter, pour mieux préciser vis-à-vis de nous le caractère des œuvres de Walker et de Pinwell, note qu'elles étaient, « au rebours de l'influence française, fondées sur la couleur au lieu de l'être sur la valeur'^. » Ce mot fixe leur ligne d'horizon. Ce que les Anglais appellent faire de la couleur, c'est proprement oublier la loi des valeurs, le rapport des tons et tout ce qui, en établissant des gradations entre deux teintes, prépare l'œil à passer de l'une à l'autre sans être blessé. On ne voit jamais apparaître dans leurs critiques l'idée de finesse,, ni l'idée d'harmonie, mais toujours l'idée de vigueur. Qu'on se souvienne du succès qu'a eu à Londres la Doré's Gallery ! Peu importe que ce soit dur, si c'est fort, et que ce soit faux, si cela brille ! Ruskin admet que l'on sacrifie