ÉTUDE POUR LE PORTRAIT D HENRI IV
Galerie d'Apollon.
et plus décorative que ces portraits tout d'une venue qui tiennent, dans la Galerie d'Apollon, compagnie au Béarnais de galante mémoire!
Cette tapisserie a eu cette bonne fortune d'être mise en place aussitôt achevée. Les autres ouvrages de Galland traduits par les Gobelins n'eurent point, hélas ! le même bonheur. Mise sur les métiers en 1876, la décoration du Salon des Poèmes était complètement achevée le 23 octobre 1890. Depuis lors, ces belles tentures reposent paisiblement roulées dans les magasins de la Manufacture. N'est-il pas regrettable qu'un travail si parfait, l'honneur de la tapisserie en notre temps, ne dé-
core point encore l'emplacement pour lequel il a été exécuté d'une façon si coûteuse?
Cela serait d'autant plus souhaitable, qu'il n'y a guère de chance pour que les derniers modèles de tapisserie, auxquels Galland a consacré son talent, reçoivent la destination qu'on leur avait d'abord assignée. Je .veux parler des panneaux destinés à la Comédie-Française, et qui, dans des médaillons richement encadrés d'alentours, doivent représenter les scènes principales des chefs-d'œuvre du répertoire. Ces panneaux, au nombre de dix, Galland en avait reçu la commande intégrale et devait tout exécuter. Mais à peine le premier modèle, consacré au Cid, était-il achevé, qu'un fonctionnaire considérable s'alarma de voir un seul artiste chargé d'un travail de cette importance, alors que tant de peintres, et des plus réputés, sollicitaient de travailler pour la Manufacture.
11 fut donc décidé que les alentours dessinés par Galland pour le Cid seraient conservés pour les autres compositions et qu'on prierait simplement leur auteur de peindre un certain nombre de pièces de rechange, permettant de varier les attributs d'après la nature des scènes représentées. Quant à ces dernières, elles furent demandées à tout un bataillon de peintres. MM. Doucet, Bcsnard, Claude, Clairin, Humbert, Raphaël Collin, Courtois, Pelez, etc., eurent chacun un motif à exécuter. Quelques-uns de ces artistes livrèrent leurs cartons, mais la plupart étaient si peu préparés à un pareil travail, que l'impossibilité de faire cadrer ensemble ces ouvrages quelque peu disparates apparut clairement au premier coup d'œil. Que faire? Revenir en arrière, il n'y fallait pas songer. Galland n'eiit pas accepté de reprendre un travail qui lui avait été ôté. C'est alors qu'on s'aperçut qu'on s'était peut-être un peu hâté de distribuer ces commandes, et l'on dut reconnaître un peu tard que la Comédie-Française, de.I'aveu même de son Administrateur, ne possédait pas d'emplacement susceptible de recevoir une Décoration de cette importance.
^Jb- f'
FKONTOJi POUR LE PALAIS DU PRINCE NARISCHKINE.
L ATELIER DE LA RUE FONTAINE. — <t TIME IS MONEY, »