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La peinture décorative

VANT de passer en revue, dans un rapide examen, ce qu'a été la peinture décorative aux différentes époques de l'histoire de Tart, il n'est pas inutile d'examiner les éléments qui se retrouveront toujours dans cette peinture et de donner, avant un aperçu de l'histoire, quelques notions de la théorie.

I. — Et d'abord, que faut-il entendre par peinture décorative f Est-ce que toute peinture n'est pas nécessairement décorative? Y a-t-il une peinture qui puisse tout spécialement porter ce titre de peinture décorative? Ce sont là autant de questions que, dans le résumé que nous nous proposons, nous ne pouvons qu'effleurer.

Il y a, en effet, une peinture décorative toute spéciale et que la majorité du public accepte, quoiqu'il n'en soit rien, comme kiférieure à l'autre peinture, la peinture de chevalet : et cela par cette raison que, dans la peinture de chevalet, l'artiste n'a à se préoccuper que de son inspiration et de son goût, tandis que dans la peinture décorative il lui faut satisfaire à des conditions spéciales d'utilité, d'entourage et de destination. Mais ce serait une erreur de croire que la peinture décorative est un genre inférieur; il y a eu des époques, nous le verrons plus loin, où les décorateurs ont été des peintres de génie. En somme, c'est l'immobilité de l'œuvre à la place qui lui est destinée qui constitue le caractère de décoration d'une peinture, et le but de cette peinture est de trouver un décor agréable à l'œil et en harmonie avec l'architecture et la lumière du lieu où elle doit être fixée. Cherchons maintenant quels seront les éléments principaux de ce décor. Ces éléments se ramèneront à trois classes : la nature, rinvention et la géométrie; et chacune de ces classes présentera trois modes : la copie exacte de la nature et la convention et, entre les

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