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NOTICE HISTORIQUE

rémaih et Ton sait, par le résultat de fouilles récentes, quelle richesse hiératique devait donner aux constructions ce décor émaillé.

A côté de figures humaines, raides et compassées, la fantaisie du peintre peignait dans ses compositions des taureaux gigantesques, des lions majestueux, des oiseaux, des arbres, des barques, des génies ailés et des monstres, dont les mythes locaux devaient expliquer la genèse.

C'est également pour masquer la pauvreté des matériaux employés à la construction, que les Phéniciens, qui ont ignoré Tart de peindre, couvraient parfois leurs murailles de couleurs; cela, d'autre part, épargnait le temps que Ton eût dépensé à y faire de coûteuses ciselures. On trouve cependant autour de Sidon des hypogées de l'époque gréco- romaine, qui portent des traces très effacées de peintures sur enduit. Les sujets de décoration se bornent à des feuillages hiératiques, k des fleurs, à des oiseaux rudimentaires; les sarcophages des hommes devaient porter aussi des peintures, comme on en découvre sur les stèles funéraires où, parmi les inscriptions, on peignait le portrait du défunt sur le stuc très résistant dont était revêtue la stèle. Enfin, on a la certitude qu'à Cypre la polychromie était très en faveur auprès des statuaires.

La Judée ne devait pas non plus fournir d'appoint à l'histoire de la peinture décorative, et la raison en est écrite dans les textes sacrés.

Les prophètes, en efiet, condamnent la peinture qui donne une apparence de vie aux ouvrages plastiques; il n'y a même pas, en hébreu, de mot qui se traduise exactement par peindre, peintre, peinture. Quand Ezéchiel (xxm-14) veut s'élever contre les images coloriées sur les murs dont s'éprirent les filles d'Israël, il emploie le mot graver (haqcoq), et veut sans doute désigner dans certains monuments d'art chaldéen, qu'il devait avoir sous les yeux, des bas-reliefs gravés au ciseau, et peints en rouge, à la détrempe. Les Israélites, d'ailleurs, semblent n'avoir connu que quatre couleurs : le blanc, le noir, le vert et le rouge, et peut-être la pourpre tyrienne, un bleu violet, qu'ils appelaient du nom du coquillage qui le fournissait, le murex. On sait que pour désigner le bleu clair par exemple. Moïse et Aaron se servent d'une périphrase, et comparent, dans VExode, cette couleur à l'éclat du saphir.

En Perse, la peinture décorative est plus riche, encore que très naïve; les couleurs ne manquent pas d'éclat si leur variété est réduite; mais les objets de décoration sont très nombreux; la flore y est conventionnelle comme les autres éléments, mais les détails y sont multipliés : la géométrie fournit des rosaces, qui semblent parfois en équilibre sur des têtes de palmier; parmi les animaux, le taureau et le lion sont un sujet habituel de décoration; enfin, dans certaines scènes où sont racontées les fastes légendaires de l'histoire

LA PEINTURE DÉCORATIVE. ii

nationale, on voit les rois luttant contre une sorte de licorne, d'un aspect farouche. Ce monstre a les pattes et les griffes du lion, les oreilles du taureau; la tête, dépourvue de cornes, est celle de Taigle, avec des plumes enveloppant le col, et formant une crête allongée sur le sommet de la tête et la nuque; les ailes sont repliées contre les flancs de l'animal; les membres inférieurs sont armés de serres aiguës, et la queue s'étale en un éventail de plumes.

De la peinture décorative en Grèce il ne reste rien; les auteurs, heureusement, nous ont laissé des indications qui nous font connaître les procédés, en même temps que les peintures de Pompéi nous donnent une idée de ce que devait être l'art décoratif pour les peintres grecs. Il est évident qu'à côté de l'incomparable statuaire grecque il devait y avoir une admirable école de peinture; les artistes, dont les noms sont venus jusqu'à nous : Zeuxis, Parrhasios, Polygnote, Prathogènes, Apelles, etc., avaient dû être des collaborateurs de génie pour les architectes de leur temps. S'ils avaient une flore conventionnelle, comme la feuille d'acanthe qui est un type classique, ils avaient donné à la figure humaine, teintée à plat, une grâce particulière; ils n'y recherchaient pas les modelés ni les ombres, et se contentaient de rehausser leur dessin, trop uni, de quelques traits qui en afllrmaient l'accent.

Y. — Si nous n'avons rien des peintres grecs, nous possédons àe précieux documents de la peinture décorative des Étrusques, qui durent certainement subir l'influence hellénique. Or, la peinture décorative fut particulièrement féconde chez les Étrusques : leurs chambres funéraires étaient ornées de fresques, et s'il ne nous est pas possible de dégager exactement les dates des morceaux parvenus jusqu'à nous, il n'est peut-être pas inexact de dire que les plus anciennes ne remontent pas plus haut que le T siècle avant J.-C, et que les plus récentes ne sont pas postérieures au lll^ Bien que la peinture décorative, chez les Étrusques, soit presque exclusivement destinée à orner des chambres funèbres, on peut distinguer, dans l'inspiration des artistes qui exécutaient ces fresques, trois genres bien caractérisés : le genre archaïque, le genre sévère, le genre libre.

Dans le premier de ces trois genres, les fonds sont d'un gris jaunâtre ou de diverses nuances rouges, jaunes et noires, qui donnent un ton bistré; la figure humaine, toujours vue de profil, a des proportions régulières et un dessin d'une extrême simplicité; les animaux, au contraire, aff'ectent des formes bizarres et une grandeur démesurée, qui les rapprochent des colosses de l'Assyrie ou de la Chaldée.

Dans le second genre, l'artiste se tient encore à la représentation de profil, mais le dessin est plus correct et plus expressif; on ne rencontre plus dans les compositions de figures difformes; la couleur

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aussi est plus habile. Sous la transparence de Téloffe dont les personnages sont drapés, on remarque une discrète indication du corps; les scènes représentées dans le motif principal sont généralement des banquets, où le défunt occupe la place d'honneur; sur des frises, l'imagination de l'artiste fait courir le détail de toutes les cérémonies et réjouissances auxquelles donnaient lieu les funérailles.

Dans le troisième genre, le genre libre, la mythologie locale, mêlée de divinités grecques et étrusques, fait tout les frais de la composition ; mais la décoration qui relève de ce genre est véritablement de l'art; on y trouve de la perspective, des effets de clair-obscur, des essais de raccourci et la pratique des demi-teintes. L'influence de l'art grec y est flagrante, mais l'art étrusque demeure, moins gracieux, et le côté fantastique, qui est dans l'esprit même de la nation et qui, naturellement, se traduit dans récriture de son art décoratif, ce côté fantastique les éloigne d'une inspiration souple et idéale.

A Rome, nous remarquons deux époques bien caractérisées dans l'histoire de la peinture décorative. Sous la République, les procédés de décoration, venus de Grèce, furent introduits en Italie vers le v° siècle avant J.-C. C'est alors que deux peintres grecs, Gorgasos et Damophilos, exécutèrent des fresques pour un temple de Cérès. Les Latins eurent, néanmoins, sous la République, quelques peintres à eux, tel que Fabius Pictor, né d'un sang noble, et qui, au grand scandale des patriciens, couvrit de fresques, où il se faisait l'historien de la deuxième guerre punique, les murs du temple consacré à la déesse Salus; tel que Emmius Pacuvius, qui décora le temple d'Hercule élevé au Forum Boarium. Leur couleur était brillante, leur dessin ne laissait pas que de choquer encore par une raideur archaïque; ils s'étaient inspirés primitivement du cycle troyen, puis l'histoire nationale leur avait fourni le sujet de patriotiques compositions; enfin, après cette peinture commémorative s'adressant à tout le peuple, l'orgueil des patriciens inventa une peinture commémorative plus étroite, où celui qui payait avait le rôle glorieux : ils faisaient représenter dans leurs demeures, ou même sur les murs de monuments publics qu'ils avaient offerts à l'Etat, de leurs deniers, les épisodes qu'ils croyaient de nature à perpétuer leur souvenir.

Sous l'Empire, Fart grec continue à exercer son influence, et les artistes se contentent de copier; la décadence ne tarde pas à s'accentuer, l'invention s'arrête, et l'originalité se perd; c'est une période terne dans l'histoire de la décoration picturale. On peut retenir cependant quelques noms d'artistes qui, par leur exemple, luttèrent contre ces tendances de leur temps. Mais l'imitation, à Rome, était entrée dans les mœurs, et c'est à Pompéi qu'il faut chercher la véritable peinture de l'époque impériale.

Quelle fut donc celte peinture pompéienne? — En principe, les décorateurs de Pompéi se proposèrent de représenter, en trompel'œil, les reliefs architectoniques. Ce n'est que plus tard qu'ils ne s'appliqueront plus à donner l'illusion de la vérité; leur manière, ainsi comprise, se prêtait donc merveilleusement à des effets décoratifs; tous les caprices, toutes les combinaisons offraient des chances de succès. Nous n'oublions pas que l'invention n'existe plus, que l'imitation seule est en vogue; mais l'imitation, quand elle est adaptée, combinée, harmonisée avec art, peut encore être d'une heureuse expression.

Les œuvres des décorateurs pompéiens en sont la preuve; ils assemblaient, au hasard de l'inspiration, les éléments de l'architecture, balcons et colonnades, frontons et voûtes, donnant aux masses représentées des supports que la réalité n'eût pas admis, mais qui, en peinture, étaient d'une exquise ténuité, d'une légèreté sans exemple, le tout enrichi d'ornements, bandelettes et guirlandes, festons et rubans, fleurs et fruits, oiseaux et autres bêtes énigmatiques. Parfois, au milieu de leurs panneaux, ils reproduisaient, en des cartouches, des peintures célèbres, et ces cartouches constituaient de véritables tableaux, paysages, scènes d'intérieur, mythologie, caricatures même, dans l'ensemble décoratif. D'autres fois, ils jetaient dans leur composition un personnage dont la silhouette mettait un accent de vie sur la profondeur des perspectives, et ils faisaient s'envoler des essaims d'amours aux modelés délicats, sur l'azur d'un ciel lumineux; et c'était exquis, et c'était essentiellement spirituel. On peut même affirmer, d'après les peintures pompéiennes que nous ont fait connaître les fouilles exécutées depuis quarante ans, que c'est l'esprit, et l'esprit seul, qui procure l'originalité à ces peintures inspirées des éléments de l'art grec.

VI. — Avec le Bas-Empire, nous touchons à l'art byzantin, et si nous ne disons pas qu'il y eut un pas en arrière, nous ne saurions jurer qu'il y eut un progrès. Nous y trouvons, en effet, une forme apocalyptique, des figures humaines figées dans leur immobilité et suspendues en l'espace, sans souci d'un point d'appui, sans souci d'un modelé, qui est toujours sommaire. Maïs on y découvre une telle simplicité de facture, qu'il s'en dégage une naïveté qui ne manque pas de séduction. 11 est vrai que pendant le vi® et le vn° siècle, la peinture décorative était surtout remplacée dans les églises par des mosaïques d'une extrême richesse; dans ces compositions, où l'harmonie des couleurs devait produire des effets décoratifs d'une rare puissance, les figures ne se mêlaient pas : les personnages étaient alignés à côté l'un de l'autre avec des partis pris de symétrie, dans

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des altitudes calmes, plutôt régulières que réfléchies. L'expression de la vie y perdait, ainsi que la liberté, mais l'on ne peut manquer d'être saisi d'une certaine émotion esthétique devant un art d'une sincérité si rudimentaire, devant les mosaïques de l'église Saint-Vital, à Ravenne, où Justinien et Théodora sont figurés avec leurs suites, en de très luxueux costumes. Les fonds sont sur or ou sur bleu; c'est de cette époque que datent de précieux manuscrits à miniature qui méritent bien d'être cités dans une étude de la peinture décorative.

Au ix^ siècle, à l'heure des Croisades, comme les mosaïques étaient d'une exécution trop coûteuse, on peignit à fresque sur les murs, soit l'épopée de héros de la mythologie, soit l'histoire des martyrs. Mais la peinture était moins durable que les mosaïques, et il n'y en a guère qui soient parvenues jusqu'à nous. 11 existe pourtant des peintures sur bois, particulièrement au Musée chrétien du Vatican, qui, sans doute, remontent à cet âge lointain. C'est surtout dans les miniatures des manuscrits que Ton peut se faire une idée de la peinture byzantine, assez originale et non dépourvue de grâce, parce qu'on n'y avait pas perdu le souvenir de l'art classique des Grecs. On peut, de plus, aflSrmer que Fart byzantin eut un grand retentissement dans tout l'Occident.

Ainsi, au moyen âge, nous retrouvons la figure humaine immobile et figée dans la peinture, aussi bien que dans le vitrail et la tapisserie; c'est la môme naïveté d'inspiration et de facture. 11 faut attendre le xv° siècle pour trouver un changement d'esthétique; alors, à cause de l'art du portrait qui est en vogue, à cause également de la statuaire qui s'applique à rendre la vie et la passion, les peintres cherchent l'expression dans le fini des modelés et le réalisme de la couleur. Parmi les œuvres que nous connaissons de la première manière, on peut citer : le Jugement dernier, de l'église Saint-Philibert, de Tournus, et la Danse des Morts, dans l'église de la Chaise-Dieu. L'Allemagne conserve un certain nombre de fresques très remarquables du xni® siècle dans ses églises de Brauweiler, de Wienhausen, de Cologne, etc. Du xiv* siècle datent également des peintures sur bois, mieux conservées que les peintures à fresque; ce sont les retables, formés de panneaux sur lesquels court un seul sujet, et les triptyques, qui se composent d'un sujet principal sur le panneau du milieu, et de motifs moins importants sur les panneaux latéraux. On y peignait surtout des scènes religieuses; les figures s'enlèvent sur fond d'or, et la couleur est douce, relevée dans les ombres par des tailles d'or également. L'école de Bohême fut célèbre dans ce genre de décoration. L'école de Nuremberg prit rang dans la première moitié du x\^ siècle, ainsi que l'école de Cologne.

L'architecture ogivale amena* avec l'art gothique, l'heure triom-

pliante de la peinture sur verre, et le vitrail gagna ce que perdait la peinture décorative, qui se manifesta alors par d'admirables enluminures de manuscrits. En Italie, où Tarchltecture gothique ne s'était pas imposée, et où la peinture romane avait eu d'illustres défenseurs, comme Cimabué, Guido et Duccia de Sienne, la peinture décorative trouve le génie national prêt à favoriser son développement.

La Toscane est le berceau de la grande peinture gothique, avec ses deux écoles jumelles, nées à la fin du xiii° siècle : l'école réaliste de Florence, et l'école idéaliste de Sienne. La première, avec Giotto, interprète l'histoire de la légende divine, et ne se laisse aller au mysticisme que pour traduire le génie de Dante. La seconde, ayant à sa tête Simone di Martino (dit Memmi), s'attache à l'expression des sentiments et châtie davantage la forme. Le dernier représentant de cette école est, au xv° siècle, Fra Giovanni Angelico, le peintre par excellence de la pureté séraphique. Les écoles italiennes du xv° siècle, qui inaugurent l'art moderne, marchent, d'ailleurs, à la tête du mouvement décoratif; l'ampleur des compositions exécutées crée un art monumental, inspiré non plus de Fart grec ou romain, mais de la nature elle-même, de la nature étudiée, comprise et traduite avec autant d'éclat que de vérité. G'^st ainsi que, lorsqu'ils ont à représenter une scène biblique ou évangélique, les artistes italiens n'hésitent pas à revêtir les personnages sacrés de leurs propres costumes, et à leur prêter leur propre visage. Botticelli et Mantegna nous en fournissent d'incontestables preuves dans les œuvres nées de leur génie robuste. Le xvi® siècle connut l'époque la plus glorieuse de la peinture décorative en Italie; comme les maîtres qui sont Fhonneur de la Renaissance étaient vraiment sûrs de la forme, ils se préoccupèrent de donner l'assaut à Fidéal, et l'on sait avec quelle fécondité triomphante l'art, dans ce qu'il a de plus vivant, de plus grandiose, de plus élevé, fut servi par des peintres tels que : Léonard de Vinci, Michel -Ange, Fra Bartolommeo, Andréa del Sarte, Raphaël, Le Corrége, Le Giorgione, Titien, Le Tintoret, Paul Véronèse, etc., etc.

Pendant les mêmes siècles, dans le Nord de l'Europe, la peinture, pour n'avoir pas l'éclat de la peinture italienne, ne mérite pas moins un souvenir; si elle présente moins de science et de goût, elle a conservé de la naïveté et une belle ardeur de sincérité; elle sait régler sa fantaisie, sans cependant perdre de son humeur, si particulièrement vraie, dans les compositions de mysticisme macabre; enfin, son inspiration est élevée, et le peuple, rude d'instincts, peut la comprendre et s'y attendrir. La Flandre, avec Hubert van Eyck, l'initiateur de la peinture à l'huile, et van der Weyden; l'Allemagne, avec Lucas Moser, Zeitblau, Holbein et Albert Dttrer; la France, avec J. Fouquet

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et Jean Cousin; l'Espagne, avec Luis Morales et Vicenle Joanez, ont laissé des traces immortelles dans Thistoire de la peinture décorative au XV" et au xvi" siècle.

Au xvu® siècle, la peinture décorative a encore de belles heures, grâce à l'originalité des artistes qui la cultivent, soit dans le sens d'un idéalisme pieux, comme Le Guide en Italie, Murillo en Espagne et Nicolas Poussin en France; soit dans le sens d'un réalisme puissant, plein de vie, de fougue et d'audace, comme Yelasquez en Espagne, Rembrandt et Rubens dans les Flandres.

C'est la coquetterie joyeuse et un peu affadie qui domine dans la peinture décorative, exilée du xvm® siècle, si ce n'est dans Watteau, Fragonard et Boucher. Le pinceau ne raconte plus que des églogues dans le plus gracieux des travestissements. Ce n'est plus du grand art : c'est de la fantaisie spirituelle et galante, sans toutefois manquer de distinction; on pourrait dire que les peintres de cette époque ont été les petits-tils de la Renaissance, mais des petits-lils peu soucieux de conserver intact le patrimoine héréditaire.

Enfin, au xix" siècle, s'il y a beaucoup de peintres décorateurs, il n y a pas, à proprement parler, une marque spéciale de peinture décorative. La grande peinture décorative est devenue, en effet, la grande peinture d'histoire avec David, Antoine Gros, Géricault, Delacroix, Ingres, Horace Yernet et Flandrin, et cette étude sortirait de notre cadre. Deux artistes contemporains ont pourtant donné, chacun de leur côté, une formule décorative à eux appartenant, je veux nommer MM. Paul Baudry et Puvis de Chavannes.

Dans l'Extrême-Orient, la Chine et le Japon présentent chacun une peinture décorative très caractérisée, dont les étapes à travers les siècles mériteraient une longue étude. L'art japonais, surtout, est un art décoratif par essence, et sa faune et sa flore concourent avec de curieux caprices de perspective et de couleur à produire des effets d'une rare séduction décorative.

Et nous voici au terme de notre travail. Puissent ces notions très succinctes aider ceux qui s'y reporteront, dans l'intelligence des documents qui vont suivre.

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