‹ La peinture en EuropeChapitre 108 sur 501 · Rembrandt van Ryn. Portrait dliomme · texte numérisé non relu

Rembrandt van Ryn. Portrait dliomme

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MUSÉE DE BRUXELLES. Hl

pour 15,000 francs, à la ville de Rruxelles. — Le pendant de oe porlrait d'iiommo, la Femme à l'én-nluil, placée de même à une loruHre, se trouve à Londres, dans le palais de Buckin^'liam, après avoir appartenu à M. Niouwenliuys et à lord Townshend.

397''. — Portrait de femme (salle VIll).

Kcninie âgée, au teint couperosé, tournée de trois quarts vers la gauche, le visage presque de face; robe noire, large col, manchettes et «'oille blancs. Les mains sont croisées sur la poitrine; à la main droite une bague.

Signé, à gauche, en bas : Aetatis 55. Rembrandt 1654.

H., 0,89; L., 0,~0. B. — P'ig. à mi-corps, gr. nat. — Acheté 1)5,000 francs, en 1SS3, à M. Stephan Bourgeois. — Il l'ut exposé, on 1S7S, à la Ro3al Academ}- de Londres et appartenait alors à E.-D. Lee, esq., propriétaire du cliAteau de HarteweU. « La signature : Rembrandt, 1654, paraît fausse. » (E. Michki,, linnbraiidl, p. 560.)

Rubens (Petrus-Paulus). — Flamand, i 577-1640.

* 405. — Le Christ montant au Calvaire (salle X).

Au second })lan, au milieu, tombé sous le poids de la croix, de profil tourné vers la gauche, le Christ, en vêtement gris et manteau rouge, se traîne sur les mains. 11 est suivi de deux bourreaux qui soulèvent l'instrument du supplice; à gauche, sainte Véronique, de profil tournée vers le Sauveur, en robe noire, lui essuie le front avec un linge; derrière elle, soutenue par saint Jean, en vêtement rouge, la Vierge, enveloppée dans un manteau bleu, s'élance les bras en avant; une femme, portant deux enfonts, pleure en regardant le Christ. A droite, deux femmes, dont l'une ne montre que sa tête et l'autre, en robe violette, vue de profil, élève dans ses bras un enfant. Au premier plan, les deux: larrons, le torse nu, les mains liées derrière le dos, poussés par deux soldats, sont vus à mi-corps, se dirigeant vers la gauche; au fond, sur les pentes du Golgotha, se déroule le cortège; en tête marchent des soldats suivis d'un porte-étendard monté sur un cheval blanc (sur le drapeau, on lit le mot Clatiosi , et dun porte- ^Miseigne monté sur un cheval brun; un officier en cuirasse, une draperie rouge fit ttant sur ses épaules, dont le cheval caracole, indique de son bâton le chemin .

H., 5,H0 ; L., 3,50. T. — Fig. plus gr. que nat. — Grave avec de nombreuses modificatious par Pontius, Monaco, Wo:lington, Sarlor, etc., et J. Klaus, dans la Zciliclirift fur hilieud» Knn^t, 1S~0. Ce tableau, commandé par lo prieur do l'abbaye d'Afllighem et terminé en 1(537, fut payé au peintre 1,600 florins. Transporté à Paris de 1791 à 1X16, il fut donné l'année suivante au musée de Bruxelles. Une grisaille qui servit de modélo à Pontius pour sa gravure l'ut adjugée à V'an Merlan, lors de la vente Vau Schorel. d'Anvor-, en 1774, au ]iri.\ de :{60 llorins. La galerie de Vienne possède une esquisse de petite dimension de l'o'uvre délinitive. D'après une note dressée en 1777 par lo supérieur de l'abbaye, sous les trats de l'unicier, Rubens se serait représenté lui-même; sainte Véro- BELGIQl'E. G

si MUSKli L» l'I liUUXfiLLKS.

■ .iquc et l;i fommo à ses côtos seraient ses deux épouses, et le bourreau, le peiritro Crayer. « Ici, nous avons le mouvement, le tumulte, l'at^itatioa dan» la forme, dans le ,%'oste, dans le visage, dans la disposition des groupes, dans le jet oblique allant de bas on liaut et do droite à gauche. Le Christ tombé sous sa croix, les cavaliers d'escorte, les deux larrons tenus et poussés par leurs bourreaux, tous s'acheminent sur une mf-me ligne et semblent escalader la rampe étroite qui mène au supplice ; malgré ce bois d'infamie, ces femmes en larmes et en deuil, ce supplicié rampant sur ses genoux, dont la bouche haletante, les tempes humides, les yeux effarés font pitié, malgré les cris, l'épouvante, la mort à deux pas, il est clair, pour qui veut voir, que celte pompe équestre, ces bannières au vent, ce centurion en cuirasse qui se renverse sur son cheval avec un beau geste, tout cela fait oublier le supplice et donne la plus manifeste idée (l'un triomphe. » (Fromrntin. p. 45.) « Ce brillant apparat, si peu en rapport avec le sujet, sonne faux. » (M. Roosks, II, 64.) « Pour moi, je cherche dans l'éclatante montée un Calvaire, un cri do douleur, et je ne le trouve pas. » (P. Mantz, Gaz. des lieaux-ArlK, 1884, II, 454.)

''■' 406. — Le Seigneur voulant foudroyer le monde (salle X).

Au second plan, le Christ, dans une nuée, de profil tourné vers la iiauche, une draperie rouge flottant autour des reins, brandissant la foudre de la main droite. A droite, la Vierge, en robe et manteau sombres, de trois quarts tournée vers son fils, lui touche le bras gauche do sa main droite, et, portant son autre main à son sein découvert, l'implore en faveur du genre humain. Au milieu, saint François, un genou eu terre, vêtu d'une robe de bure, protégeant des deux mains un globe terrestre autour duquel est enroulé un serpent, vu de face, tourne son visage à gauche vers le Christ; au fond, en haut, un arc-en-ciel; sur terre, un village en feu dont les habitants sont tués.

H., 4,05; L., 2,75. T. — Fig. pi. gr. nat. — Gravé par Spruyt et Van Panderen. — Exécuté, vers 16-Î.3, pour l'église des Récollets à Gand. Transporté à Paris en n94. Envoyé à Bruxelles en 1802. — Peint par un élève et retouché seulement par le maître. Le paysage est de Van Uden. Autrefois de forme cintrée. Le musée de Lyon possède de Rubens une variante de ce tableau où figure, à côté de saint François, le personnage de saint Dominique, et qui provient de l'église des Dominicains, à Anvers. — « On peut tout critiquer dans ce tableau de pure passion et de premier jtt, comme pratique : le Christ qui n'est que ridicule, le saint François qui n'est qu'un moine épouvanté, la Vierge qui ressemble à une Hécube sous les traits d'Hélène Fourment ; il n'en est pas moins vrai que ni au théâtre, ni à la tribune, et l'on se souvient de l'une et de l'autre devant ce tableau, ni dans la peinture, qui est son vrai domaine, je ne crois pas qu'on ait trouvé beaucoup d'effets pathétiques de cette vigueur et de cette nouveauté. » (Fro- MRKTIN, p. 50.)

* 407. — Assomption de la Vierge (salle X).

En haut, sur une nuée, la Vierge, de trois quarts tournée vers la droite, vêtue d'une robe et d'un manteau gris bleu, entourée d'anges, monte au ciel vers lequel elle tend la main gauche. En bas, le sépulcre, dont plusieurs apôtres soulèvent la pierre; à gnuche, deux saintes fennnes agenouillées recueillent les roses que renfermait le linceul; derrière elles, quatre apôtres dont on ne voit que les tètes; à droite.

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