MUS KE DE HUUX ELLES
cinq apùtres, dont l'un au preinicM- plan, agenouillé de profil, tournô vers la gauche, en manteau blanc, et, sur un degré, au-dessus de lui, deux apôtres, debout, l'un, drapé de rou.u;e, l'autre, drapé de jaune; au milieu, saint Jean, vu de dos, agenouillé, en vêtement vert, les bras écartés, se penche sur le sépulcre.
H., 4,90; L., 3,30. T. — Fig. pi. gr. nat. — Gravé par Bokwert (avec quelques modifications), Rafiot, Ld'mans. — Commandé à llubcns pir les arcliiduc s Albert et Lsabclie, ce tableau ornait le maître-autel do l'église des Carmes déchaussés, à Bruxelles. Transporté en Franco en 1~91, il fut restitué en 181.") et donné au musée. Il en existe une réplique do plus petites dimensions, à Bnckingham-Palaco, n" 34. La partie «upérieure n'est cortainement pas de la main du maître ; elle doit ê:re attribuée, d'après M. M.\x Roosk.s (II, 165), à Cornoille Schut, qui collabora également au saint Etienne du musée de Valencionnes. — « L'Assomption correspond à la première période du maître. Elle est comme les tableaux de cette date, polie, propre de surface, un peu vitrifiée. C'est à la fois une page brillante et froide, ifispirée quant à la donnée, méthodique et prudente quant à l'exécuiion... La palette de Rubcns y retentit déjà dans les quelques notes dominantes, le rouge, le jaune, le noir et le gri.«, avec éclat, mais avec crudité. . . A quelques imperfections près, tout Rubens est ici plus qu'en germe. Rien do plus tendre, de plus franc, de plus saillant. Comme improvisation de teintes heureuses, comme vie, comme harmonie pour les yeux, c'est accompli : une fête d'été. » (Fro.mentin, p. 43.)