Le Christ mort sur les genoux de la Vierge (salle X
Dans une grotte, au milieu, le Christ, vu de face, est assis sur une pierre, la tête appuyée sur les genoux de la Vierge on manteau bleu, les yeux levés au ciel. A gauche, à l'entrée de la grotte, deux anges, de profil tournés vers la droite, les ailes déployées, l'un en robe rouge, portant une lance, l'autre, en vêtement gris, soulevant le linceul qui enveloppe le corps du Sauveur et montrant la blessure qui saigne à son flanc. A droite, saint François d'Assise, vêtu de bure, de profil, les mains jointes ; deux saintes femmes, habillées de noir, dont l'une s'essuie le visage avec un linge; et, derrière la Vierge, saint Jean, en vêtement rouge. Au premier plan, devant le Sauveur, la Madeleine, prosternée, de profil tournée vers la gauche, ses cheveux dénoués, en robe violette, regarde les clous qu'elle porte de ses deux mains; devant elle l'écriteau et la couronne d'épines.
H., 4,10; L., 3,20. Formo cintrée. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Pontius et Bolswert, avec de nombreuses différences. — Exécuté avant 1620, et donné pur le prince Charles d'Arenberg à l'église des Capucins, de Bruxelles. Tableau ayant subi de profondes re>taurations. Transporté à Paris en 1194, donné en 1802 au musée de Bruxelles. — Le Cabinet des estampes, à Paris , possède une épreuve de la gravure de Bolswort. retouchée par Rubens. Le Louvre conserve un dessin (n« 550) de la main du maître, où le saiot Franrois n'existe pas encore. — D'après la tradition, le donateur est représenté sous les traits de saint Franrois.