Portrait de Varchiduc Albert (salle X
De trois quarts tourné vers la droite, pourpoint de velours noir, IVaise tuyautée ; au cou la Toison d'or ; la main droite tient un chapeau à plumes, la gauche repose sur le pommeau de son épée ; au fond, un rideau rouge relevé. On lit, à droite, sur une balustrade : Albertus ArcliUl. Aust. lieUj. et Bunj. Prinr.
H., 1,30; L.,l,05. T. — Fig. à mi-corps, pi. gr. nat. — Gravé par Van Tuldon. — Ce portrait et celui de l'Infante habellc, n" 416, étaient destinés à orner l'arc de triomphe olevé sur la place de Meir, à Anvers, pour célébrer l'entrée de Ferdinand d'Autriche. En 1829, ils furent retirés de la vente de sir Thomas Emerson, à Londres, et furent achetés par le musée à M. Héris, pour 8,400 francs. « Il y a là du Véronèse, si bien fondu dans la manière flamande, que jamais Rubens n'a eu plus de style et n'a jama}s cependant été plus lui-même. On y voit une façon de remplir la toile, de composer une arabesque grandiose avec un buste, deux bras et deux mains diversement occupées, d'agrandir un bord, de rendre un pourpoint majestueusement sévère, d'assurer le contour, de peindre grassement et à plat, qui ne lui est pas habituelle dans ses portraits, et qui rappelle, au contraire, les meilleurs morceaux de ses tableaux. » (Fko.\ii:ntin, p. 118.)
■'' 416. — Portrait de l'infante Isabelle (salle X).
De trois quarts tournée vers la gauche, le visage vu de face. Robe de brocart noir, fraise tuyautée. Collier de plusieurs rangées de perles; sur la poitrine une petite croix et un médaillon sur lequel se détache une image de la Vieri,'e. Dans les cheveux un diadème d'or; les deux mains sont appuyées sur une balustrade. La droile tient un éventail bleu. Sur la balustrade on lit : Jsah. Clara Eug. Uiap. Inf. BeUj. et Burg. Princ,
H., 1,30; L., 1,05. T. — Fig. à mi-corps, pi. gr. nat. — Pendant du n" 41.').
88 M US HE DE RUUXHf.LES.
* 417. — Portrait de Jean-Charles de Cordes (salle IV).
Tourné de trois quarts vers la droite, clieveux rourls bruns, nnoustaches et barbe rousses. Pourpoint noir à boutons d'or et manclies à passements d'or, large fraise blanche; grosse chaîne d'or tonnbant sur la poitrine.
H., 0,71 ; L., 0,56. lî. — Fi};, à mi-corps, gr. nut. — Gravé par Cli. "Walfner. — Sur le revers du panneau on lit : Jean-Charles do Cordes, seij,'neur do "Wichclen Cescamp. — Acquis, avec le n" 418, au prix de 130,000 francs, en 1874, des héritiers de M"'c la comtesse de Beaufort. — Ces portraits ont été longtemps attribués à Van Dyck, mais celte supposition n'est pas admissible; car, entre KîH ou 1018, époque à laquelle ils furent eyécutés (le mariage des deux époux fut, en cfTet, consommé, en 1617, et l'époiise mourut en 1618), Van Dyck n'était pas encore arrivé à une telle maturité de talent. Il eût été incapable de produire de telles O'uvres. — « Ces deux portraits ne doivent cependant pas compter parmi les meilleurs de Rubens. Avec beaucoup d'éclat, de relief, de vie apparente, d'un rendu extrêmemant habile, mais succi et, ils ont précisément ce défaut d'être vus de près, et vus légèrement, faits avec application et peu étudiés, d'être en un mot traités par les surfaces. La mise en place est juste, le dessin nul. £.0 peintre a donné des accents qui ressemblent à la vie ; l'observateur n'a pas accusé un seul trait qui ressemble bio.T entièrement à son modèle, et tout se passe à l'épiderme. Au point de vue physique, on cherche un dessous qui n'a pas été observé; au point de vue moral, on cherche un dedans qui n'a pas été deviné. La peinture est à fleur de toile, la vie n'est qu'à fleur de peau. » (Fromentin, p. 119.)
* 418. — Portrait de Jacqueline de Caestre, épouse de Jean-
Charles de Cordes (salle IV).
Jeune femme, blonde, assise sur une chaise de cuir vert, à clous et franges d'or, elle est tournée de trois quarts vers la gauche, regardant en face. Robe noire avec crevés blancs à fleurs. Large collerette blanche. Deux colliers, l'un de perles, l'autre d'orfèvrerie; un nœud d'orfèvrerie sur le corsage. Sur le haut de la tête une torsade de soie rouge.
H., 0,71 ; L., 0,56. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Ch. Waltner. — Sur lo revers du panneau on lit : « Dame Jacqueline van Caestre, compaigne à Jean-Charles de CorJes, escuyer, seigneur do "Wichelen Cescamp. » — Voir le numéro précédent.