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l'« chapelle du Sud :

École flamande de la fia du xvi^ siècle. — Martyre de sainte Dorothée, triptyque.

Peinture très endommagée.

3® chapelle du Sud :

" Rillaert (Jan van). — Élection de saint Euverte, évêque d'Orléans,

A.U milieu, Euverte, en vêtement bleu, est entouré de religieux; au-dessus de sa tête, le Saint-Esprit; devant lui, sur un tabouret, une mitre; à gauche, au fond, on intronise le nouvel évêque; au milieu, il célèbre la messe.

EGLISE SAINT-JACQUES

I^on loin de la porte de Bruxelles.

'[■^ chapelle à gauche :

* Crayer (Gaspard de). — Conversion de saint Hubert.

Dans un bois, le Saint, agenouillé, de trois quarts tourné vers la gauche, vêtu d'un pourpoint rouge, sa dague au côté, la main droite sur sa poitrine, tient de la gauche son chaperon. Derrière lui, son cheval gris dont on ne voit que l'avant-corps. Devant lui, deux chiens et le cerf qui porte un crucifix entre ses bois.

Dans le chœur :

École flamande du xvif^ siècle. — Tableau de confrérie. Signé à gauche : A 1645.

EGLISE SAINT-PIERRE (Louvain)

Clin

'J'ypogravuic Ituikrrt.

Jan van Rillaert.

Élection de saint Euverte.

COLLECTION SCOLLAERT (Louvain).

Cliché Chabnès.

Typogravure Riickerl.

Yan Eyck (?).

La Vierge au donateur

COLLECTION SCOLLAERP. 103

COLLECTION SCOLLAERT

M. Scollaert. ministre de l'intérieur et gendre du fameux collectionneur van den Schrieck. a racheté à la vente de son beau-père, en 1861, un certain nombre de tableaux. Cette intéressante galerie est gracieusement ouverte aux amateurs.

Eyck (Jan van) (?). — La Vierge au donateur, triptyque.

Panneau central. — Sous une galerie gothique, la Vierge, debout, en robe verte et manteau rouge, un diadème de pierrerie sur sa chevelure blonde dénouée, tient dans ses bras l'Enfant Jésus. Ils sont tournés tous les deux vers la gauche, où est agenouillé le donateur en riche dalmatique, portant dans ses mains une crosse surmontée d'un saint Martin et un missel ouvert. Fond de paysage, dans lequel coule une rivière bordée de fortifications; montagnes à l'horizon.

Volet de droite partagé en deux; dans la partie inférieure, un prêtre à genoux dans une niche gothique; dans la partie supérieure, une porte monumentale gothique. Inachevé.

Au revers. — A la partie supérieure, la Vierge tenant l'Enfant Jésus. A la partie inférieure, l'empereur Auguste, à genoux, les yeux au ciel. (Grisaille.)

Volet de gauche. — A la partie inférieure, un chevalier, tournant le dos au panneau central, s'appuie sur sa lance; devant lui, un ange. A la partie supérieure, dans le feuillage d'un grand arbre planté dans un jardin apparaît Dieu le Père bénissant. Inachevé. *

Au revers. — La sibylle annonçant à l'empereur la venue du Christ ; au-dessus, trois anges tenant des trompettes. (Grisaille.)

H., 1,89; L., 1,14. B. — Les opinions des critiques sur ce tableau sont très contradictoires. Doit-on voir dans cette Vierge celle dont parle Karel van Mander (I, p. 39) « comme d'une œuvre plutôt divine qu'humaine que Jean van Eyck aurait exécutée pour l'église de Saint-Martin à Ypres » ou même, d'après les suppositions de M. Hymans (voir A'. V. AI., I, p. 46), celle peinte par Hubert van Eyck, dont Coremans a trouvé la mention dans l'inventaire des richesses appartenant à l'archiduc Ernest d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas? Est-on seulement en présence d'une copie ou même d'une peinture apocryphe, ainsi que l'affirment Crowe et Cavalcaselle, Boisserée et Pincharf? (Cr. et Cav., Il, cix.) « Il n'est pas douteux qu'en l'année 1445, maître Jean van Eyck, peintre renommé, peignit à Ypres un tableau qui fut placé dans le chœur de Saint-Martin, à la mémoire du révérend père Nicolas Madchalopie (Van Maelbeke), abbé ou prieur du couvent de Saint-Martin. » (Extrait du registre de la communauté des Frères-Gris, publié par M. Carton, dans son ouvrage sur les Trois frères Van Eyck, p. 61.) Ce tableau, d'après M. le docteur Mersseman, aurait été vendu, au moment de la prise d'Ypres par les troupes françaises, à un boucher qui allait le convertir en rayons, lorsqu'un acheteur

survint en la personne de M. Walwoyii, qui le revtMidit plus lard à M. bogaert, peintre amateur de Bruges, à la mort duquel il fut acquis par M. Van den Schrieck. — A la vente de cette côlèbre collection, l'opinion prévalut que ce morceau n'était pas le tableau d'Ypres et qu'on se trouvait en présence d'une œuvre sans intérêt. Aussi, M. SchoUaert put racheter ce triptyque pour la somme dérisoire de 1,6C0 francs. Les recherches faites depuis cette époque ne permettent pas de donner une preuve documentaire de l'authenticité de cette peinture. Quoi qu'il en soit, c'est une œuvre intéressante, qui mérite do fixer l'attention.

Hooch (PiETER de). — Intérieur hollandais.

Dans une chambre, près d'une fenêtre, une femme, en robe rouge, bordée de fourrure blanche, donne une pièce de monnaie à une servante, debout devant une cheminée, portant un seau et dont une petite fille tient le tabher; à gauche, une fenêtre ouverte.

H., 0,71; L., 0,62. T. — Anciennes collections Danser Nyman, Roothaara et Bagot. N» 11 du Catalogue Smitli.

Ostade (Isack van). — L'Hiver.

A droite, sur la terre ferme, un homme dans une charrette attelée d'un cheval, et deux petits enfants près d'une barque échouée; au milieu, groupes de patineurs, sur un fleuve glacé ; à gauche, une ville à l'horizon.

H., 0,88; L., 1,13. T. — N» 14 du Catalogue Smitli.

Dyck (Anton van). — Portrait de Wolfgang-Guillaume, duc de Neubourg.

Un homme, debout, velu de noir, au cou la Toison d'or, la main gauche sur le pommeau de son épée; à gauche, un grand chien; à droite, une draperie rouge.

H., 2m.; L., 1,38; T. — Fig. ea pied, gr. nat. — Conservé depuis longtemps dans la famille Van den Schrieck.

Portrait du marquis de Leganos.

Vu de face, la tète de trois quarts tournée vers la droite. Pourpoint noir. Au cou la Toison d'or.

H., 0,12; L., 0,58. T. — Forme ovale. Gravé par de Jode.

Portrait du sieur Winck, fiégociant.

Debout, vu de face, en vêtement de soie noire et collerette blanche ; à gauche, à terre, un ballot et une draperie rouge; à droite, une chaise.

H., 2 m.; L., 1,38. T. — Fig. jusqu'aux genoux. — Ancienne collection Spruyt de Baixelles. N» 487 du Catalogue Sinilh.

Rubens. — Couronnement de la Vierye, esquisse.

La Vierge assise, au milieu, les pieds sur le globe terrestre, en robe bleue, est couronnée par le Christ, à gauche, en manteau rouge et Dieu le Père à droite; au milieu, plane le Saint-Esprit; au-dessous, quatre petits anges.

H., 0,65; I.., 0,51. B. — Première })cnK«'o pour lo tableau du musée de Bruxelles. N" 408, p. S3.

Steen (Jan). — Les Joueurs de trietrac.

Dans une chambre, cinq joueurs jouent au trictrac; à droite, une femme est appuyée contre une chaise; à gauche, une fenêtre ouverte, par laquelle regarde de la rue une femme.

}{., 0,37; L., 0,3:3. B. — Ancienne collection Perignon. N" 134 du Calologiie Smith.

MUSEE

Dans l'hôtel de ville.

Parmi les cent tableaux dont se compose cette collection, uii petit nombre mérite d'attirer l'attention des visiteurs. Il faut signaler d'une façon particulière les œuvres de Jan van Rillaert, peintre de Louvain. Deux panneaux intéressants permettent d'étudier ce maître peu connu, «dont la facture rappelle celle de Bernard van Orlcy et se caractérise par une fermeté d'exécution qui trahit une main de graveur ». (Hymans, Gaz. D.-A., 2*= sér., t. XXXIV, p. 334.)

' 37. — École flamande du xv^ siècle. — Le Christ dans les bras de Dieu le Père.

Nu, la main sur sa blessure, le Christ, de face, entre les bras de Dieu le Père, en robe rouge et couronné. En bas, deux anges, vêtus de blanc, l'un le genou en terre, l'autre assis, tous deux tenant les bouts du linceul. En haut, deux autres anges volant de chaque coté et portant les instruments de la Passion.

32. — Vos (CoRNEUs de). — FI imand. — Deux volets de triptyque.

A gauche, le donateur Kinschodt, en costume noir, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la droite; derrière lui, ses quatre fils. Sur le prie- Dieu est ouvert un livre. A droite, sa femme, en costume noir, agenouillée, de trois quarts tournée vers la gauche; derrière elle, ses cinq filles.

H., ),G0; I.., 0,51. B. — Fig. ^r. nat.

ICG LOUVAIX.

85. — Rillaert (Jan van). — Flamand. — Deux volets de triptyque.

La Chute de Simon le Maqicien. — Dans un paysage, une foule de seigneurs, en brillants costumes, les uns debout, les autres assis sur le gazon, regardent le magicien, poussé par les démons qui est précipité dans les airs; au second plan, des dames, sur des liaquenées blanches dont les pages tiennent la bride.

Au revers. — Sainte Marguerite. — A gauche, dans une église, la Sainte, assise, en robe verte à manches roses, est tournée de trois quarts à droite vers le monstre qui se tord à ses pieds; au fond, à droite, la Sainte agenouillée devant le Christ qui lui apparaît dans une nuée.

La Défaite des Mahoniétans (ou plutôt la Conversion de saint Paul). — Au premier plan, le chef, ou saint Paul, couché sous son cheval; au ciel, le Christ dans une nuée. Nombreuses figures. Sur l'escarcelle d'un personnae^e en chaperon rouge, debout, au premier plan, on lit le monogramme du peintre : KR :IVR).'

Au revers. — La Délivrance de saint Pierre. — Il est dans sa prison, vêtu d'une roLe verte et d'un manteau rouge; l'ange debout, au milieu, en face, vêtu d'une tunique rose; à terre, les fers brisés; au fond, à droite, les gardiens endormis.

86'. — La Pêche miraculeuse.

Au revers. — Le Portement de cro'jr.

87. — La Décollation de sainte Catherine. Au revers. — Le Calvaire.

91. — Verhaghen (Pierre). — Flamand, 1728-1811. — U Adoration des Mages.

H., 2,83; L., 3,39. T. — Peint en 1780 pour l'impératrice Marie-Thérèse. L'une des toiles les plus importantes de cet artiste inégal, mais intéressant '.

Les salles du rez-de-chaussée, au-dessous du Musée, dans l'hôiel de ville, contiennent aussi quelques bonnes peintures des xvii« etxviii^ siècles, notamment une Transfiguration et un* Moïse enfant devant lafllle de Pharaon, par Verhagen et un * Ange irrésentant au Christ deux petits garçons et une petite fille, par G. de Crayer.

1. Voir Verhagen, par M. Van Even (en flamand). Louvain, 1875.

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