MA LINES
A 20 kilomètres au nord de Bruxelles, sur la ligne d'Anvers ^
DÉDIÉE A SAINT ROMBAUD (OU RUMOLD)
Sur la grande place, au cenlre de la ville. Église gothique commencée au xiii^ siècle, modifiée au xv".
Transept du Sud (à droite du maître-autel) :
Dyck (Anton van). — Le Christ en croix.
Au milieu, le Christ sur la croix, de trois quarts tourné vers la droite, on pleine lumière, entre les deux larrons, qu'on voit dans l'ombre, au second plan. La Madeleine, au milieu, en robe violette, écharpe verte, de profil tournée vers la gauche, embrasse les pieds du Christ; à droite, la Vierge, debout, en longs vêtements de deuil, et, derrière, saint Jean, en robe rouge; à gauche, un homme nu, qui s'élance un bâton à la main, et, derrière, un cavalier; dans l'éloignement, en contre-bas, au milieu, deux apôtres, dont on n'aperçoit que le buste, regardant le calvaire. Ciel orageux au soleil couchant.
Gravé par Bolswert. — Peint pour Jan van der Laen, seigneur de Schrieck et Groutloo qui en fit don à l'église des frères Minimes. Payé à l'artiste '2,000 florins. Transporté à Paris, n91-1815. Donné à la cathédrale par le roi Guillaume pr. (M. Rooses, G. dtr M. ant., p. 298.) « Le plus important ouvrage de cette époque par le mérite et la dimension. La composition est grandiose, équilibrée avec un grand style; le mouvement de l'action principale est dramatisé d'une manière puissante et pathétique. Le dessiu est superbe et d'une saisissante harmonie; il est fâcheux que le fond rouge ait percé à quelques endroits. » (Waagen, II, 235.)
1. Voir Malines. — Guide historique et description des monuments, par G. VAN Casier. Bruges.
lOK MALJNMS.
Transept du Nord (à gauche du maître-autel) : Quellyn (Érasmk) le Vieux. — L'Adoration des bergers.
Dans une étable, au milieu, la Vierge, en robe rose et manteau bleu, (le trois quarts tournée vers la gauche, porte dans ses bras l'Enfant Jésu<; derrière elle, debout, saint Joseph en prière, à côté du bœuf et de l'àne; à gauche, une femme, agenouillée, montre le nouveau-né à son enfant et une autre, debout, porte une corbeille; à droite, un berger agenouillé et deux autres debout, tournés de trois quarts vers le groupe divin.
Signé et daté: 1669.
« L'exécution de ce lableau rappelle tout à fait le goût et les procéd-is do Rubens. Co sont les mêmes chairs roses et abondantes, la môme ampleur de formes, la même richesse de costumes. L'amarante d'Otto Venius, que Pierre-Paul aimait peu, reparaît sur les vêtements. La couleur, le dessin, l'aspect général du tableau font immédiatement son;,'er au chef de l'école anversoise. Les ombres sont seulement plus fortes, d'où résulte une certaine exagération du clair-obscur, une opposition trop violente des parties sombres et des parties lumineuses. » (A. Michiels?, J/isl. des peinires.)
Nef latérale de droite :
École flamande des xv' et xyi-^ siècles. — Vingt-cinq panneaux représentant des épisodes de la légende de saint Rombaut (Rumold),
H., 1;,40; L., 0,-0. B. — Fig., 0,60.
L — Saint Rumold, élu évéque de Dublin, par l'ordre d'un ange, à la mort do Guallafor, évéque de Dublin.
II. — Au premier plan, le saint prêchant et guérissant des malades. Parmi les nombreux assistants, les donateurs du panneau. Au second plan, le saint recevant d'un ange l'ordre de quitter l'Irlande.
III. — Arrivée du saint en France. Il guérit, sur le rivage, un aveugle qui porte une mandoline. Une vingtaine de figures. A gauche, les donateurs.
IV. — Le saint rend au pape Etienne II son anneau épiscopal. Au fond, la ville de Rome.
V. — Le saint béni par le pape Etienne II, avant de quitter Rome.
VI. — Le saint, au milieu d'un bois, guérit un homme possédé du démon qu'on lui amène lié et garrotté. A gauche, les donateurs Egide van Muysene (f 1510) et Catherine van Nethene (1 1566) et leur fils. En bas, au milieu de l'inscription, les armoiries des donateurs.
VII. — Le saint, arrivant à Malines un vendredi et^ trouvant le peuple en fête, se met à prêcher la Passion. La scène se passe dans un bois traversé par une rivière. A gauche, des musiciens et des danseurs-
CAiiir.DRALE DE WaJ INES. 16»
A ciroilo, ;ui ibiul, un envoyé du comte Adan qui remet au saiiil un plaeet [)Our linviler à séjourner étiez lui.
VIII. — Le saint l)énit le comte Adan et sa femme Élisa et leur [)rédit un (ils.