‹ La peinture en EuropeChapitre 42 sur 501 · Van Dyck · texte numérisé non relu

Van Dyck

Portrait d'Alexandre Dellaf aille.

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MUSK1-: DE li II i:X ELLES. 33

Dyck (Philip van). — Flamand, 1680-1752. 267. — Portrait de femme (salle VIII).

Assise, de face, en robe bleue décolletée, à manches blanches. Le coude du bras gauche, replié à la hauteur du front, est posé sur une table recouverte d'un tapis rouge, sur laquelle sont rangés des instruments de toilette; au fond, un rideau rouge; à gauche, un vase sur un piédestal, au bas duquel est la signature : P. van Dyck, 1726.

II., 0,53; L., 0,44. T. — Fig. à mi-corps. — Provenance inconnue.

Eyck (HuBKRT et Jan v.^n). — Flamands: Hubert, vers 1366,?)-! 426;

Jan, vers 1390 (?;-l440.

* 19. — Adam et Eve (salle XII).

* Adani. — Dans une niche surmontée de l'inscription : Adam, et d'une grisaille représentant Gain et Abel, le premier homme est debout, tout nu, de trois quarts tourné vers la droite, le bras gauche replié sur la poitrine. De la main droite il retient une feuille de vigne qui cache sa nudité.

*Au revers, à la partie supérieure, la sibylle Erythrée Q^i agenouillée, de trois quarts tournée vers la droite, en robe blanche à bordure dorée, fichu noir, coiiïée d'un turban blanc à rayures rouges ; au-dessus de sa tête, sur une banderole, les mots : Nil mortale conâb. a f fin ta... es numine celso; sur une traverse : Sibilla Eritvea. A la partie inférieure, une chambre donnant sur une rue de Gand, qu'on aperçoit par une double porte. On Ht sur l'arcade : Plena Dus lecam.

H., 2,40; L., 0,38. B. — Fig. gx. nat. — La collection du Louvra possède deux dessins que MM. Cr. et C.w. (I, 78) considèrent comme originaux; mais cette assertion est contestable. La figure d'Adam est un petit fac-similé de la peinture; celle d'Eve offre quelques diÊférences. Derrière ces dessins, on voit un homme écrivant, assis à un pupitre, et trois têtes de femmes en bonnet. — « On peut voir dans cette figure la connaissance approfondie du peintre en anatomie et dans les principes de la perspective appliquée à la forme humaine. Quoique la figure, dans son ensemble, manque d'une certaine noblesse, la tête a de la dignité et le corps do justes proportions. » (CR.et Cav., I, "34.) — Voy. E. LEcr.EKC, Van Eyck et Stuerbout au musée de Bruxelles {Gaz. des Beaux Aris, 186 1 , t. IX, 283). « Quant à nos premiers parents, c'est à Bruxelles qu'il faut les voir dans les panneaux originaux qui ont paru trop peu vêtus pour une chapelle, et non dans la copie de Saint-Bavon, plus bizarre encore avec le tablier de cuir qui les habille. N'y cherchez, bien entendu, rien qui rappelle la Sixtine ou les Loges. Ce sont deux êtres sauvages, horriblement poilus, sortis l'un et l'autre, sans que nul sentiment de leur laideur les intimide, de je ne sais quelles forêts primitives, laids, enflés du torse, maigres des jambes, Eve, avec son gros ventre, emblème trop évident de la première maternité. Tout cela, dans sa bizarrerie naïve, est fort, rude, très imposant. Le trait en est rigide, la peinture ferme, lisse et pleine ; la couleur nette, grave, déjà égale par le ressort, le rayonnement mesuré, l'éclat et la consistance au coloris si audacieux de la future école de Bruges. » (E. Fromentin, 423 )

31 MUSK K DM HKUX Kl. I.ICP.

* lire. — Dans une iiiclio siinnoiilôc de riiisrri[)(ion : Eva, et d'une grisaille représentant le meurtre d'Ahel, la première femme est delx)ut, toute nue, tournée de trois quarts vers la f^auelie. Le bras gauche tf>mlje le long du corps; de la main droite elle présente uncî pomrnc.

* Hevers. — A la |)artie supérieure, la sibylle de Cames agenouillée, de trois quarts tournée vers la droite, en robe verte, corsage bleu, coiffée d'un turban jaune recouvert d'un voile ; au-dessus de sa tête flotte une banderole sur laquelle ou lit : Rex ai.,, aducfl p. secla futur, sciz. i. carm.; sur une traverse : SlbiLla Cumana. A la partie inférieure, une chambre, au fond de laquelle, dans une niclie, une bouilloire sur un plat et un linge blanc pendant à une; tringle.

H., 2,40; L., 0,38. B. — Fig. gr. nat. — « La grande intelligence do l'artiste pour exprimer la beauté des formes par les lignes extérieures est remarquable dans la main et l'avant-bras ; mais la tête est trop grande, le corps penche légèrement en avant et les jambes sont trop grêles. » (Cr. et Cav., ), "74.) — Ces deux panneaux, acquis par l'État, en 1860, de l'église de Saint-Bavon, à Gand, formaient une partie des volets du célèbre polyptyque du Triomphe de l'Agneau mystique, commencé vers 1420 par Hubert Van Eyck (f 1426), et terminé, après sa mort, en 1432, par son frère Jean (voir plus loin, p. 306). La composition centrale est restée seule dans l'église Saint-Bavon. Six autres panneaux, vendus en 1816, pour 6,000 francs, au marchand Nieuweiihuys, sont passés, en 1821, avec la collection SoUy, au musée do Berlin, qui les paya 450,000 francs. Les deux panneaux ci-dessus ont échappé au même sort à cause de la nudité des figures, qui les avait fait reléguer, depuis n85, dans une armoire. L'acquisition fut faite aux conditions suivantes : 1» une somme de 50,000 francs destinée à l'exécution de verrières dans l'église de Saint- Bavon; 2" un don à la même église de la copie des six volets enlevés, peinte au xvi* siècle par Michel Coxcie ; 3° une exécution et un don d'une copie de l'Adam et Eve. Ces deux admirables peintures montrent avec quel talent et quelle science les frères Van Eyck savaient déjà traiter les figures nues. Les imitations au xv^ et au xvi» siècle en furent innombrables. Il est intéressant de les comparer, pour les différences d'exécution et de style, avec les Adam et Eve de Masolino et de Masaccio, peints dans le même temps au Carminé de Florence. » (Voir Florence, par les mêmes auteurs, 254 et 255.)

Eyck (Jan van) (?). — Flamand.

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