‹ La peinture en EuropeChapitre 43 sur 501 · UAdoration des Mages (salle XI · texte numérisé non relu

UAdoration des Mages (salle XI

A droite, sur un coussin posé sur la crèche, est assise la Vierge, enveloppée dans un manteau noir, un \oile blanc sur la tête; de profil tournée vers la gauche, elle tient les yeux baissés vers l'Enfant qu'elle soulève de ses deux mains, et dont un mage agenouillé, en riches vêtenaents, baise la main. A gauche, le second roi mage agenouillé, en robe verte, son manteau rouge doublé d'hermine et agrafé sur l'épaule droite, présente un vase d'or, et, un peu en arrière, le mage d'Ethiopie, debout, en robe verte, coiffé d'un turban blanc, porte de sa main gauche un coffret en ivoire; à son côté, un assistant soulève son bonnet; au second plan, au milieu, saint Joseph, vu de face, et plusieurs assistants. Au fond, la suite des rois mages et trois bannières volant au vent, l'une bleue,

MUSÉE DE BRUXELLES

Typogravure Boussod, Valadon et C

Les frères van Eyck.

Adam et Eve.

M U s K E DE 13 R U X E I, I. E S. 35

l'autre rouge, la troisième blanche. Sur un monticule, un berger et son troupeau. Une ville à l'horizon. Au ciel, l'étoile indicatrice.

H., 0,84; L., 68. B. — Fig., 0,44. — Acheté 12,000 francs, on 1818, à M""* Maertens de Rotterdam qui, dans \e Messager des Sciences et c' es Arts de cette ville (années 1829-1830), en avait donné une notice accompagn-'e d'une gravure au trait par Onghena. Attribution très contestable. — Ce tableau, qui doit être rapproché de ceux de Munich et do Bi-rlin, représentant le môme sujet, est inspiré tout à la fois de Van Eyck et de Memling. « C'est un travail appartenant à une de ces époques do transition où les artistes ne se contentaient plus de se créer un genre qui reposât sur des bases originales, mais où ils se laissaient aller d'un style à l'autre et perdaient toute originalité dans leurs progrès. » (Cr. et Cav., II, p. 38.) — Le bréviaire Grimani, à Venise, contient une miniature ayant quelque ressemblance avec ce tableau. L'attribution qu'en faisait, au xyi" siècle, l'anonyme de Morelli, à Liévin de Witte, ou Hugues d'Anvers (Van der Goes), ne semble d'ailleurs pas justifiée. M. WAUTKits {Peint, flmn., p. 126) le donne à Jean Mostaert. « Deux particularités, dit-il, caractérisent ce précieux tableau et se retrouvent dans d'autres qui sont à Anvers, à Munich et à Berlin ; le ton roussàtre de certaines carnations et la brillante exécution du paysage fini dans la dernière perfection. »

Eyck (École des van). — ^ Flamand.

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