‹ La peinture en EuropeChapitre 443 sur 501 · ÉGLISE SAINT-MICHEL · texte numérisé non relu

ÉGLISE SAINT-MICHEL

Sur le quai des Dominicains.

Éi^lise gothique de la fin du xv« siècle. E lie fut dépouillée de la plupart de S2S objets d'art en 1794, ayant été consacrée au culte de la Raison.

Bras droit du transept :

Dyck (Anton van). — Le Calcaire.

Au milieu, la Madeleine, en robe jaune, des perles dans sa chevelure blonde, debout, de trois quaris tournée vers la droite, entoure de ses

KG LIRE SAINT-MlCHKf . 311

bras la croix sur laquelle est clouô le Christ, \u de face, la UHe inclinée sur l'épaule droite; à gauche, la Vierge, en robe blanche, écharpe verte, manteau bleu, étend les bras vers son divin fils; saint Jean, en vêtement noir et manteau rouge, la soutient ; à droite, un cavalier, bardé de fer, montre le Rédempteur à un fantassin armé d'une pique, le torse nu, une draperie rouge autour des reins; au second plan, un porte-étendard ; au ciel, à gauche, une ronde d'anges.

(iravô par Bolswert, par Duflos, par Spriiyt, par Doré (Landcn, xvn, Gl). Le musée ûo Berlin possède une esquisse en bistre qui provient de la galerie Suermondt. (Voir Waagen, II, 315 et n" 31 du Catalogue S,nilU.) — Ce tableau fut peint, on 1630, pour la confrérie de la Sainte-Croix et payé 800 florins. En IGôO, il fut nettoyé par Bernaert et plus tard fortement retouché par une main maladroite. Kn l'année 18*26, une souscription fut ouverte dans le but de subvenir aux frais d'une restauration, qui, en tin de compte, n'eut point de conséquences, ainsi qu'il résulte d'une pièce aux archives de l'église, constatant que la soi-disant restauration a consisté en « un lavage à l'huile et un nettoyage à la mie de pain ». Il est diflicile de juger un ouvrage qui a dû si souvent perdre de ses qualités originelles. (M. Rooses, Gescli. der M. antu\, \t. 299-300.) — I.e mauvais état de la toile était déjà constaté, au xvn" siècle, par Mariktte. « Le tableau commence à pâlir, dit-il, l'iiumidité du lieu 1»> fera périr. Un maladroit a voulu nettoyer ce beau tableau et lui en a fait }>erdre toute sa fleur. Quelle perte et qi:tl dommage ! »

Cil OK U R

S'' chapelle :

Crayer (G.\sp.\rd de). — L'Assomption de sainte Catherine,

La sainte, en robe grise, manteau vert à doublure violette, les bras étendus, vue de face, s'enlève dans les airs ; elle est agenouillée sur un globe terrest'-e que soutiennent des anges, et porte de sa main droite une épée; à ses côtés un fragment de roue. A la partie supérieure, à gauche, une reine, en riches atours, des perles au cou et aux oreilles, un diadème sur la tête, est agenouillée; derrière elle, un vieillard debout, drapé dans un manteau bleu; à gauche, le genou droit en terre, un chevalier, un manteau rouge agrafé sur .son armure, leà bras étendus, derrière lui un porte-étendard; au milieu, deux assistants dont on ne voit que la tète.

9' chapelle :

Seghers (Gérard). — Tai Flagellation.

10*^ chapelle :

Thulden (Théodore van). — Martyre île saint Adrien.

Page 1