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Le Baptême du Christ, triptyque

* Panneau central. — Baptême du Christ. — Au premier plan, à droite, sur le rivage, saint Jean, en tunique grise et manteau rouge, agenouillé, de trois quarts tourné vers la gauche, verse l'eau du baptême sur le front du Sauveur, debout, dans le Jourdain, nu, avec une ceinture blanche; à gauche, un ange, vêtu d'une chape en brocart d'or, agenouillé, tient un vêtement bleu. Au fond, dans le paysage, à gauche, saint Jean, prêchant devant un nombreux auditoire; à droite, le Christ et les apôtres; à l'horizon, sur un sommet, un château tort.

* Volet de gauche. — Le Donatrar, son fiis tH saint Jean. — Jean des Trompes, bourgmestre de Bruges en 1507, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la droite, vêtu d'une robe noire garnie de fourrure; à sa gauche, son jeune fils Philippe; derrière lui, saint Jean l'Évangé-

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liste, debout, en robe grise et manteau blanc, de la main droite présentant le donateur et portant, de la gauche, un calice. Au fond, deux hommes en costume du xvi" siècle devant un rocher.

* Au revers. — La Vierge et l'Eii.fanl Jésus. — Sous un portique, à grandes arcades, à gauche, la sainte Vierge, en robe rouge doublée de fourrure et manteau rouge, sa chevelure blonde retenue sur le front par un ruban noir orné de perles, assise sous un dais circulaire que ferment des draperies vertes, de trois quarts tournée vers la droite, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus, qui porte dans sa main droite une grappe de raisins.

* Volet de droite. — La Donatrice^ ses filles et sainte Elisabeth. — Elisabeth van der Meersch, première femme de Jean des Trompes, vêtue d'une robe noire, ayant à la ceinture un chapelet terminé par une croix ornée de perles, est agenouillée, de trois quarts tournée vers la gauche. A son côté, à droite, ses quatre filles. Derrière elle, sainte Elisabeth de Hongrie, en robe bleue, corsage noir, ceinture rouge, manteau grenat foncé, ayant sur la tôte une coiffe blanche et une couronne, tient dans les mains un livre sur lequel sont posées deux couronnes.

* Au revers. — La Donatrice, sa fille et sainte Madeleine. — Marie Cordier, seconde femme de Jean des Trompes, vêtue d'une jupe noire et d'une robe brune doublée de fourrure, est agenouillée, de trois quarts tournée vers la gauche ; à sa ceinture blanche est suspendu un médaillon peint représentant la sainte Vierge et l'Enfant Jésus; à son côté, sa fille Isabeau, en jupe noire, robe grise doublée de fourrure, ceinture rose, portant une coiffe en velours bordée d'une ganse d'or. Derrière elle, debout, Marie-Madeleine, en robe violette à doublure verte, chemisette plissée et bordée d'une passementerie, manteau rouge, coiffée d'un turban. Au fond, une cour entourée de bâtiments.

Pan. cent., H., 1,42; L., 0,98. B. — Volets, H., 1,32; L., 0,43. B.' — Ce triptyque, qui fut composé vers 1508, avait été commandé au peintre par Jean des Trompes, dont les héritiers le donnèrent à la Société des Clercs assermentés du tribunal de la ville do Bruges ; il fut placé dans l'église Saint- Basile, sur l'autel de la chapelle consacrée à saint Laurent. — Attribuée d'abord à Memling, puis cataloguée comme l'œuvre d'un maître inconnu, cette peinture est, avec raison, considérée maintenant comme étant de Gérard David. La comparaison de ce triptyque avec le panneau que possède le musée de Kouen, œuvre incontestable de ce maître, ne permet aucun doute. Non seulement il y a une similitude complète comme caractère, couleur et touche entre ces deux tableaux, mais les figures de la Vierge et de l'enfant dans les deux tableaux se ressemblent tout à fait et les deux saintes, patronnes des donatrices du Baptême, se retrouvent parmi V Assemblée des Vierges de Rouen. « Le paysage qui se déroule au fond des panneaux à l'intérieur est d'un colons brillant et splendide. A l'exception du manque de perspective aérienne, rien ne saurait être mieux fait que cette partie du tableau. Les arbres sont vigoureusement points et finis avec une minutie extraordinaire ; ils conservent individuellement et séparément le caractère de leur feuillage et de leur forme. Entre leurs troncs, l'œil saisit de véritables lointains. La reproduction des herbes, des lis, des mauves, des violettes et autres fleurs, dans l'avant-plan, n'a jamais été surpassée. Si, dans les figures, le ton du

MUSEE DE BRUGES

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