Le Carnaval sous les murs d'Anvers (salle IV
Dans un fossé gelé, à droite, une foule de curieux regardant trois couples de patineurs, qui dansent, les dames en brillants costumes, les hommes en masques itahens; au miheu, des promeneurs; à gauche, un carrosse; au fond, les remparts et un pont conduisant à une poterne.
H., 0,75; L., 1,13. T. — Acheté 500 francs en 1830.au colonel Hotliers. — Une répétition, avec de légères modificalions, attribuée à Van Alsloot, est au musée de MadriJ. (K» 1151.)
Orley (Bernard van). — Flamand, vers 1490-1342. 40. — Triptyque (salle XI).
Panneau central. — Jesus-CItrist pleure par la Vier(jc et des Saints. — Le Christ est étendu au premier plan, la tète soutenue à droite
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par une sainte femme, de profil tournée vers la gauclie, en corsage vert décolleté, des perles dans la clu>\ehirc. A i<auche, la Madeleine, le visag<' en larmes, (Ic! trois (juarls tournée vers la droite, en robe \erte, aj)proclie tie sa joue le bras gauche du Sauveur, tandis qu'au milieu, la Vierge, vue de face, en robe bleue, voile blanc, entoure son corps de ses deux bras; derrière ell(\ une sainte femme, saint .lean en rol)e rouge, les mains croisées. Nicodème et Joseph dArilnathie portant la couronne d'épines.
Volet de gauche. — Le Do/Kitriu', Philippe Hanneton, secrétaire du (Conseil privé de la reine Marguerite d'Autriche, est agenouillé, en robe noire garnie; do fourrure et bonnet noir; à sa gauche, ses sept tils sur trois rangs, vêtus de noir : celui du premier plan, seul, porte un pourpoint gris; au fond, saint I*hilipj)e, patron du donateur, en vêtement rouge, tient une croix de la main gauche; tous ces personnages sont tournés de trois (juarts vers la droite. Au revers, YAnnoncialion : la Vierge agenouillée (lisant son prie-Dieu. Fond d'or.
Volet de droite. — La Doiialricp, Marguerite Numan, femme de Philippe Hanneton, agenouillée, en robe noire garnie de fourrure, guimpe et coiffe blanches, cliaîne d'or autour du cou, ceinture retenue par une agrafe formant une M; au second plan, ses cinq filles sur deux rangs, également agenouillées, les mains jointes, en robe noire, coiffe de velours à doublure rouge; au fond, à gauche, sainte Marguerite, foulant aux pieds le dragon, debout, en robe rouge, tenant de la main gaucln' une croix, sur la branche de laquelle est posée une colombe. Tous les personnages sont tournés vers la gauche. Au revers, VAnnoiirialion :Y<m^v Gabriel s'inclinant devant la Vierge. Fond dor.
Pan. cent., H., 0,85; L., 1,07. R. — Volets, H., 0,85; L., 0,48. B. — Fig. à mi-corps, pot. nat. — Provient de la cliapelle du Saint Sacromeut dans l'église Sainte-Gudule. Ce t ibloaii est postérieur à 1515, date du retour do Van Orley à BruxoUos, ol autérieur .1 1Ô22, date do la mort du donateur. — Le panneau central fut reproduit en tapisserie à Foirare. (.Coll. duc de Berwick et d'Albe. Paris, 1877.) — « Les têtes se distinguent par la n (blesse et la profondeur du sentiment, les portraits par leur frappante vérité. » (\Va.\gen, II, 134.)
* 41. — Les Épreuves de Job, triptyque (salle XI).
Panneau central. — Le Festin des enfants de Joh. — Les convives cherchent à fuir la salle du festin, d'une brillante architecture, dont le plafond s'écroule; au premier plan, au milieu, un homme en vêtement rouge, se précipitant vers la gauche, est arrêté par un personnage renversé qui lui saisit la jaml)e droite; à gauche, une femme, tond)ée contre un pilier, de trois quarts tournée vers la droite, vêtue d'une robe verte, tenant une iiiguière dans la main gauche, protège de l'autre son visage; à droite, une autre femme en robe bleue, vue de face, renversée à terre, s'appuie sur le sol avec la main droite et porte la gauche à sa t:te. Au
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second plan, d'autres convives, épouvantés autour do la table, sur laquelle lonibent des colonnes; à droite, une pierre frappe un Iiomme, en pourpoint vert, appuyé contre un pilier, les bras étendus. Dans la voûte, un \ol de démons ébranlant l'édifice. Au fond, par les ouvertures, on aperroit dans un paysage, à gauche, Job offrant un sacrifice; à droite, Job assis sur une pierre, regardant sa maison brûler.
Volet de gauche. — Les Sahéons enlèvent les troupeaux de Joh. — A droite, au premier plan, un guerrier, de profil tourné vers la gauche, appuyé sur une lance, le pied gauche sur un rocher, étend le bras gauche en avant et semble indiquer une route il un soldat qu'on voit de face; au second plan, au fond, le troupeau qu'entraînent les Sabéens. Montagnes à l'horizon; dans une nuée, Dieu autorisant Satan à mettre la vertu de Job à l'épreuve.
Au revers. — Lazare à la porte du mauvais riche. — A gauche, assis sur les dalles, contre un banc de pierre, Lazare, les jambes nues, en pourpoint marron et pèlerine grise, de trois quarts tourné vers la droite, la tête renversée en arrière, son écuelle et sa cliquette à ses côtés, joint les mains. Vers lui s'avance, de la droite, le menaçant d'un bâton, un serviteur en haut-de-chausses rouge, veste verte, toque jaune, accompagné de deux chiens dont l'un lèche le pied du mendiant. Au fond, sous une loggia ouverte, le mauvais riche est assis à table, de profil tourné vers la droite, en riche costume oriental, coiffé d'un turban, ayant à ses côtés une femme en robe verte et un autre convive en vêtement noir. Ce dernier a les traits de Bernard van Orley. En haut, à droite, l'âme de Lazare, sous la forme d'un petit enfant enlevé au ciel par deux anges.
Volet de droite. — Les Amis de Job viennent l'implorer. — Job, en riche costume vert, à col de fourrure, manteau rouge, turban jaune, descend les marches d'un escaher et se dirige vers la gauche où sont agenouillés ses amis; au premier plan, l'un d'eux, un genou en terre, en tunique jaune et manteau vert, indique de la main gauche deux béliers qu'il offre en holocauste; au fond, à gauche, des chameaux; à droite, trois assistants devant un riche édifice à porte cintrée.
Au revers. — La Mort du mauvais riche. — Sous une loggia, il est couché dans un Ht à baldaquin rouge, de profil tourné vers la gauche; une femme en robe verte lui présente un breuvage, et un médecin en pourpoint gris, à col blanc; examine le contenu d'une fiole. Au-dessous, au premier plan, le mauvais riche aux enfers ; son corps nu se tord sous les morsures des serpents qui l'enlacent, un démon lui verse dans la bouche du plomb fondu et un autre lui présente des serpents sur un plat. Au-dessus, l'âme de Lazare dans le sein d'Abraham.
Signé, au premier plan, sur le pilier gauche du panneau central :
MUSÉE DE BRUXELLES. 71
A:/./'. Sf/nc. Tifl. (chacun son temps) Orldj 15^1, et, au bas, sur une mnrcho d'escalier :
J^ ♦BERNARDVS* DORLty'' RRVXELLANVS -rAdEBATrA'-DKl ♦ M*CCCCC*XXI lîIl^IW: M
Paa. cent., H., l,~ô; L., 1,~1. — Volets, H., 1,12; L,, 0,78. B. — Fig. pet. nat. — ('d triptyquo fut commandé par Marguerite d'Autriche et ofTert par elle au comte d'Hoogstraeten pour décorer la chambre qu'elle occupait, lorsqu'elle séjournait dans son chAteau. Les inventaires le désignent sous le titre : Sw la vertu de patience. — Acheté MO.OOO francs, en 1S(5'.), à M. Niouwenhujs, qui l'avait acquis lors de la vente de la galerie (lo Guillaume II et avait fait scier les panneaux dans leur épaisseur, afin qu'on pût mieux juger de l'cnsemblo do l'œuvre. — « Dans cotte œuvre grandiose, le peintre révèle toutes les nobles et boUos qualités de son talent parvenu à sa maturité. Les figures expriment une intime douceur; la gamme est claire; les étoffes, où domino une couleur grise fort heureuse, sont drapées et maniées avec une inimitable habileté. « (Wa.\gen, 1,191.) .< Sans accepter comme un progrès l'intervention des théories étrangères dans la peinture aux Pays-Bas, il serait injuste do ne pas rendre hommage aux qualités des meilleures créations de Bernard. Dos pages comme lo vaste triptyque des Epreuves de Job sont dipnes de l'admiration de tout connaisseur et suffiraent, dans n'importe quelle école, à caractériser un talent de premier ordre. » (H. Hvm.\ns, A', van M., 1, p. 1*29.)
* 42. — Portrait de George de Zelle, médecin (salle XI).
Vu de face, en pourpoint noir brodé d'une passementerie rouge à manches rouges, cliemisette blanche, manteau noir à col de fourrure, loque noire, chevelure blonde. Les deux mains croisées .sur un volume ouvert sur une table; dans sa main droite, une plume. A gauche, sur une tablette, deux livres fermés; au fond, une draperie sur laquelle sont représentés des mains entrelacées et un monogramme.
Sur la bordure de la tapisserie on lit : George : D : Zelle : Phvsicis : .Etat : 28 : Bernardus : Dorleii : F.\ciebat : Bruxell : MDXIX.
H., 0,38; L., 0,:JI. B. — Vig. à mi-corps, demi-nat. — Acheté 3.50 francs, en 1801, à la vente Van don Schrieck, de Louvain.