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LES PEINTRES DE CONVERSATIONS ET DE SOCIETES

Cette seconde catégorie de « petits maîtres » est moins nombreuse et moins connue aussi.

Le premier en date est un artiste presque oublié : Christophe Van der Lamen (vers i6i5-i65i), peintre de banquets, bals, concerts, jeux de trictrac ou de croquet, dans des salons ou des jardins, qui se distingua dans Pexécution des étoffes de soie et de satin. Il a 9 tableaux, dont deux signés, dans la collection Mansi,à Lucques.

A peine inscrit à Saint-Luc d'Anvers, en i636. Van der Lamen reçut un apprenti, Jérôme Janssens (1624-1693), dont Texistence a été longtemps ignorée et les ouvrages confondus avec ceux d'autres peintres portant le même nom*. Comme son maître, il peignit, non sans intérêt, des fêtes, des réunions galantes et surtout des bals, qui lui ont fait donner de son vivant le surnom de ic danseur n. Son tableau la Main chaude (fig. 79, au Louvre), attribué à Victor-Honoré Janssens, est une scène alerte et joyeuse, bien composée. Le talent de cet artiste était très goûté, paraît-il, vers le

I. J.-J. Guiffrey : Un maître flamand inconnu. (Journal des Beaux-Arts, i865, p. 121), avec commentaires de M. Van Lerius.

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