JEROME JANSSENS
ieu du xvii« siècle, à Anvers. Pas autant ne'anmoins
que celui de son confrère Gonzalès Coques, dont la re-
nommée fut grande, non seulement en Belgique, mais en Hollande, en Allemagne et en Angleterre.
En dépit de la tournure espagnole de son nom GoNZALÈs Coques (i 618- 1684) est un pur Néerlandais. Il est né à Anvers, qu'il ne paraît jamais avoir quitté; son père se nommait Cocx et au jour du baptême gratifia son fils du prénom ronflant de Gonzalve. Lors de sa réception à la maîtrise celui-ci signait encore sous cette forme; ce n'est que plus tard que Gonzalve devint Gonzalès et Cocx, Coques.
Dès l'âge de douze à treize ans, le petit bonhomme mania le pinceau. Il commença son apprentissage chez Pierre Brueghel (III), un excellent portraitiste, dit-on; puis coi;itinua chez le vieux David Ryckaert, dont il épousa la fille. Plus tard, l'étude admirative de Van Dyck modifiant sa facture et ses types, il devint homme de goût en même temps que peintre élégant, délicat et raffiné. Immédiatement son succès et sa vogue furent énormes. Charles h" d'Angleterre, l'archiduc Léopold, le prince d'Orange, l'électeur de Brandebourg, Don Juan lui demandèrent leur portrait. II nous a également laissé l'image de plusieurs de ses confrères: David Teniers(Bridgewater Gallery), Robert Van Hoeck^ (National Gallery), Luc Faydherbe (musée de Berlin). Des familles entières posèrent devant lui, et, grâce à son goût et à sa fantaisie charmante, il sut donner à ces portraits de famille l'intérêt de véritables tableaux. Tels sont : la Famille Verhelst (Buckingham-Palace),
I. Voy. \2i Galerie du vicomte Du Bus de Gisegnies, par Ed. Fétis, !•■«= partie, p. 24 à 3i.