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CHAPITRE XXIII

LES BATAILLISTES.

Un pays qui, à toutes les époques de Thistoire, a été le champ clos de PEurope, ne pouvait manquer de produire des peintres de bataille. La domination espagnole surtout ne devait que trop les inspirer et leur fournir Toccasion de représenter, d'après nature, des troupes en marche, des embuscades, des convois surpris, des escarmouches, des chocs de cavalerie, des campements, des villes assiégées, des soldats pillant les fermes; en un mot, toutes les scènes pittoresques et toutes les horreurs de la guerre.

Les premiers en date parmi les « bataillistes » flamands sont Jean Vermeyen (iSoo-iSSq), le peintre de Charles-Quint, et Jean Snellinck (i 549-1638), qui occupa la même charge près de Tarchiduc Albert*. - Sébastien Vrancx* (1573-1647), qui les suit,

HK^ fut un peintre habile, savant et bon coloriste, sorti, comme Rubens, de Tatelier d'Adam Van Noort. Saint-Pétersbourg, La Haye et Rotterdam con-

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