Van den Branden : Geschiedenis, etc., p
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servent de lui des épisodes militaires pleins de mouvement; Vienne, une Vue intérieure de l'église des jésuites à Anvers ; Naples, un Jardin public orné de statues. Il peignit également des sujets religieux, à la nanière du vieux Brueghel, en noyant l'épisode prin- :ipal dans des paysanneries.
Mais, pour la représentation des scènes guerrières, première place, dans cette petite phalange belli- ([ueuse, appartient à Pierre Snayers ^ (i 592-1667), élève de Vrancx et peintre de Parchiduc Albert du cardinal-infant Ferdinand.
R. Les péripéties de la guerre de Trente ans ayant, 1*1635-40, jeté les armées impériales en Belgique, ^nayers se fit Thistoriographe de ses batailles et de ses sièges, dans une longue suite de grands tableaux, où Ton voit, au milieu d'immenses panoramas, les vues topographiques de diverses villes de la Flandre, de la Hollande, de l'Artois et de la Picardie, avec les combats qui se livrèrent sous leurs murs assiégés. Une cinquantaine d'œuvres de cet artiste détalent, disséminées dans les musées d'Europe, — il y en a dix-sept à Vienne, quinze à Madrid, cinq à Dresde et à Bruxelles, etc. — permettent d'apprécier chez Snayers l'ordonnance originale des compositions, l'heureuse harmonie des ensembles, la franchise du coloris. Les épais bataillons et escadrons que le peintre aimait à lancer les uns contre les autres, les masses compactes de piques et de lances dont il les armait, les étendards déployés et
I. Ed.Fétis : Les batailles de Pierre Snayers... (Bull, des comm. roy. d'art et d' archéologie ^ 1867, t. VI, p. i85.)
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flottant au vent, donnent à ses ouvrages un cachet pittoresque et tout à fait original. Ils inspirèrent Van der Meulen, qui sortit de Tatelier de Snayers et alla continuer les traditions du maître à la cour de Louis XIV, où nous le retrouverons plus loin.
La même année que Pierre Snayers naquit Corneille De Wael (i 592-1662), dont M. Scheibler vient de rechercher et de retrouver dans les côllec- Q^£i^ tions de TEurope les traces perdues ^ Diaprés cet auteur, les œuvres de cet « illustre Anversois », pour la plupart inconnues ou méconnues, sont dignes dUntéresser « au plus haut point » tous les amis de Part. De Wael quitta Anvers pour aller s^établir à Gènes, en même temps que son frère Lucas, le paysagiste {iSgi- 1661). Van Dyck y rencontra les deux artistes en 1623 et nous a laissé leur portrait en groupe (musée du Capitole).
Nous ne suivrons pas- M. Scheibler à Vienne, à Cassel, à Brunswick, à Naples, à Marseille, à Anvers, surtout à Gênes et à Venise, partout où il croit avoir retrouvé des ouvrages du maître ignoré. Il nous suffira de dire que la plupart, cachés sous les noms de Van de Velde, de Du Jardin, de Van der Meulen, de Hans Jordaens ou de Molyn, représentent des combats, des scènes de campement ou de pillage, des bombardements ou des assauts de citadelles et que leur auteur est mis, par son historiographe, à un rang plus élevé que Snayers, tant
I. Cornélis De "VFae/ (traduction dans le Journal des Beaux- Arts, i883, p. 84).