‹ La peinture flamandeChapitre 127 sur 150 · LES FLEURS ET LES FRUITS · texte numérisé non relu

LES FLEURS ET LES FRUITS

On peut constater, dès les premières périodes de la peinture, que la fleur a été Tobjet de Fétude minutieuse des artistes flamands. La violette, la pâquerette, Piris, Panémone ont émaillé les verts gazons, autour du trône de Jésus et de Marie, dans les tableaux de Van Eyck, de Van der Weyden et deMemling. Nous ajouterons même que Pétonnante perfection de ces primitifs n'a jamais été dépassée. Plus tard. Van Mander cite quelques noms, aujourd'hui complètement ignorés : Louis Van -^ DEN Bosch {i5oj) et Jacques de Gheyn (i565-i625) se firent, paraît-il, une spécialité de la peinture de fleurs. Puis vint Georges Hoefnagels (i545-i6oi), qui entoura de ses guirlandes un peu lourdes les fins petits paysages de ses miniatures et insensiblement, ainsi, arrivèrent 4es tableaux où Pon représenta de fraîches couronnes de fleurs et de fruits entourant quelque sainte image, figurine ou bas-relief. Le premier qui, aux Pays-Bays, traita ce genre spécial avec succès fut, nous Pavons dit, Brueghel de Velours, auquel succéda Seghers. Et le succès de Pélève dépassa celui du maître.

Daniel Seghers (i 590-1661) naquit à Anvers. En même temps qu'il apprenait à peindre, son esprit ardent s'éprenait des aridités de la théologie et, en 16 14, il entrait au noviciat de la Compagnie de Jésus à Malines. Fort heureusement qu'après avoir endosse la robe noire du jésuite le jeune artiste n'oublia pas ses chères fleurs, et que, de son côté, la puissante compagnie ne mit au-

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