‹ La peinture flamandeChapitre 128 sur 150 · FIG. 90. — DANIEL SEGHERS ET CORNEILLE 8CHUT · texte numérisé non relu

FIG. 90. — DANIEL SEGHERS ET CORNEILLE 8CHUT

La Vierge et l'Enfint dans une guirlande de fleurs et de fruits.

j}8 DIX-SEPTIEME SIÈCLE.

cun obstacle à la vocation artistique du nouvel affilié. Le père Daniel continua donc à combiner, avec une adresse pleine de goût, ses bouquets de roses et /l\[^ de marguerites, de lis et de jasmins, à tresser ses J^ guirlandes de pavots, de boules-de-neige, de pivoines et de chèvrefeuilles. A tour de rôle Rubens, Van Dyck, Erasme Quellin, Van Thulden, Van Diepenbeeck et surtout Corneille Schut ornèrent ses gracieux tableaux de sujets en camaieu ou en grisaille: madones ou saints, bas-reliefs, bustes ou portraits. Sa renommée ne tarda pas à se répandre en Europe et chaque collectionneur et amateur voulut posséder de ses fleurs (fig. 90). On en trouve dans la plupart des galeries publiques ou privées. Partout elles ont conservé leurs tonalités brillantes, leur lumineuse fraîcheur et continuent à envelopper de leur parfum et de leur rosée les essaims d^abeilles, de papillons et de scarabées que le pinceau délicat et savant du peintre s'est plu à y loger.

Le succès des peintures de fleurs de Seghers et de Brueghel de Velours fit prendre subitement à ce genre spécial un très grand développement, auquel contribua puissamment le célèbre Hollandais Jean-David de Heem, établi à Anvers à la même époque. Parmi ceux qui, s'inspirant de leur exemple, leur demandèrent des conseils ou imitèrent leurs procédés, nous citerons par ordre chronologique : Clara Peeters (peign.

en 161 1) ; *Ambroise Brueghel (1617-1675); Jean-Paul GiLLEMANs (i6i8-ap. 1675) ; Jean-Philippe Van Thielen

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