‹ La peinture flamandeChapitre 140 sur 150 · I. Siret : Les Van Bloemen. [Journal des Beaux-Arts · texte numérisé non relu

I. Siret : Les Van Bloemen. [Journal des Beaux-Arts

BALTHAZAR OMMEGANCK.

pittoresques, leurs arbres finement dessinés, avec un sentiment très élégant de la nature (fig. 97). II. les animait de troupeaux et de bergers, et Ton dit qu'il fut surnommé le Racine des montons, tant ceux-ci étaient corrects, léchés, tant leur toison était propre

FIG. i)7. BALTHAZAR OMMEGANCK.

Paysage; dessin. (Musée du Louvre.)

et lustrée. Mieux qu'à Ommeganck, ce surnom^ s'il est juste, eût pu s'appliquer à Eugène Verboeckhoeven (i 798-1 881), le plus renommé de ses élèves.

Lorsque après Ommeganck nous aurons cité encore Pierre Snyers (1681-1752), un peintre de fleurs et de paysages, Adolphe et Adrien De Gryeff {i6yo}-iyi5}y,

I. Pinchart : Histoire de la tapisserie de haute lice dans les Pays-Bas, p. 109. — Van den Branden : Geschiedenis, etc., p. 1 106.

deux peintres d'animaux morts et vivants, et Martin Geeraerts( 1707-1791), qui réussit surtout dans l'exécution de bas-reliefs en camaïeu et imita la sculpture à s'y méprendre, nous aurons épuisé la liste des rares peintres du xviii« siècle qui méritent une mention.

Certes, cette liste, nous aurions pu l'allonger considérablement, car ce ne sont pas les noms qui manquent à l'Académie ni dans les registres de Saint-Luc. Mais l'Académie d'Anvers n'avait pas répondu aux espérances de son éminent promoteur, David Teniers. Plus encore quel'Institut des Carrache, à Bologne, elle fut impuissante à arrêter la décadence. L'atmosphère pédagogique de ces établissements, si utiles pour l'enseignement des arts industriels, est-elle bien favorable aux développements purement artistiques? Si Ton considère ce qu'elle a produit jusqu'à présent, il est permis d'en douter sérieusement.

Quoi qu'il en soit, à la fin du xviii^ siècle, les Académies d'Anvers et de Bruges ne semblaient avoir été fondées que pour présider aux funérailles de l'école flamande. La nuit la plus complète enveloppait les cités de Van Eyck et de Memling, de Van der Weyden et de Van Orley, de Rubens et de Van Dyck.

Puis, soudain, tonna le canon de Jemmapes (1792); les républicains déguenillés de Dumouriez entrèrent à Bruxelles et les droits de l'homme furent proclamés. Alors les quelques artistes belges, qui sommeillaient doucement, se rappelèrent que le Brugeois Joseph Suvée (i 743-1 807) était directeur de l'Académie de France et ils s'en furent saluer, à l'horizon de Paris, le soleil levant de Louis David.

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