‹ La peinture flamandeChapitre 54 sur 150 · Idem, p. 219 verso · texte numérisé non relu

Idem, p. 219 verso

cachet très personnel, tant par leur aspect naïf et rude, que par leurs sujets. Gassel fut le premier, et Fun des très rares artistes du siècle, qui se plut à représenter le travail des mines, des usines, des carrières, des forges et des fabriques. Ses tableaux; constituent donc de curieux documents pour Phistoire de Tindustrie aux Pays-Bas. Ils sont rares et peu connus^. Il y en a un à Vienne, un à Dresde. D^autres sont cachés sous des noms d'emprunt. Nous en avons retrouvé plusieurs, au musée de Naples, attribués à Brueghel; un dans la galerie Liechtenstein, donné à Pierre Aartsen ; un autre — monogramme et le plus important de tous ceux que nous ayons vus — aux Offices, à Florence, où il passe pour un Henri Blés. Gassel étoffa quelquefois ses paysages de petits sujets religieux. Ses tableaux datés vont de 1542 à i56i.

Liège. — Quant à Henri Blés (f vers i55o) — dont nous venons de citer le nom — le peintre à la chouette (Civetta), comme on Tappelle, à cause de Toiseau qui lui sert de monogramme, il appartient probablement à Pécole liégeoise. On a essayé d'en faire un grand artiste, « un génie novateur, atteignant à la perfection des vieux maîtres », en lui attribuant, fort à la légère, plusieurs chefs-d'œuvre dont la paternité restait à établir 2. Aujourd'hui il

1. Héris : Notice sur Lucas Gassel. {Journal des Beaux-Arts, 1864, p. 88. — 1878, p. 118.)

2. A. Béquet : H. Blés, peintre bouvignois. (Annales de la Société archéologique de Namur, i863 à 66, t. VIII, p. 59 et IX, p. 60.) — Alf. Michiels : Histoire de la peinture flamande, 1867, t. IV, ch. IV et V.

Page 1